Le ministre a exhorté les responsables des centres d’examen à renforcer les dispositifs de sécurisation et à faire preuve d’une vigilance accrue.
À quelques jours du début des épreuves du baccalauréat session 2026, le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Seghir Saâdaoui, a présidé, récemment, une réunion par visioconférence avec les directeurs de l’éducation et les cadres du secteur, consacrée à l’état des préparatifs de cet examen national. Cette rencontre a porté sur les dispositions organisationnelles liées à l’accueil des candidats et les mesures prévues pour le déroulement des épreuves.
Lors de cette réunion, le ministre a insisté sur le respect strict des dispositions organisationnelles liées à l’accueil des candidats. Dans ce cadre, il a annoncé l’avancement de l’horaire d’ouverture des centres d’examen à 7h15 pour les épreuves du matin, au lieu de 7h30, et à 13h45 pour les épreuves de l’après-midi, au lieu de 14h.
Cette mesure vise à fluidifier l’accès aux centres et à offrir les meilleures conditions aux candidats. Une attention particulière a également été accordée aux candidats à besoins spécifiques, notamment ceux atteints de troubles du spectre de l’autisme.
Le ministre a appelé à l’application rigoureuse des dispositifs pédagogiques et organisationnels prévus pour chaque situation afin de leur assurer un accompagnement adapté.
Tolérance zéro face à la fraude
Le premier responsable du secteur a, par ailleurs, exhorté les responsables des centres d’examen à renforcer les dispositifs de sécurisation et à faire preuve d’une vigilance accrue face aux différentes formes de fraude, en particulier celles utilisant les nouvelles technologies.
Il a rappelé la nécessité d’appliquer avec fermeté les mesures préventives et réglementaires afin de préserver la crédibilité des examens nationaux et de garantir l’égalité des chances entre tous les candidats.
S’appuyant sur les observations recueillies lors du déroulement de l’examen du brevet d’enseignement moyen (BEM), le ministre a souligné l’importance de renforcer la préparation des chefs de centres et de veiller au respect scrupuleux des instructions ministérielles.
Il a également appelé à mobiliser l’ensemble des moyens mis à disposition par les institutions de l’État pour protéger l’intégrité des examens et préserver le principe d’équité. Dans le même esprit, il a insisté sur la poursuite des visites de terrain dans les centres d’examen afin de vérifier la disponibilité des infrastructures, des équipements et des conditions de confort nécessaires aux candidats, en coordination avec les autorités locales et les différents organismes concernés.
En clôture de la conférence, Mohamed Seghir Saâdaoui a invité l’ensemble des intervenants à maintenir une coordination étroite avec la cellule centrale du ministère afin d’assurer la réussite de la session 2026 du baccalauréat.
Le dossier des enseignants «excédentaires»
Par ailleurs, le ministère de l’Éducation nationale a apporté des précisions concernant la gestion des postes nouvellement créés et le redéploiement des enseignants dits «excédentaires» entre les établissements scolaires.
Dans une réponse écrite adressée au député de l’Assemblée populaire nationale Rabah Djedou, le ministre a affirmé que le transfert d’enseignants d’un établissement à un autre constitue une procédure légale pleinement encadrée par les textes réglementaires en vigueur.
Selon le ministère, cette démarche s’inscrit dans une logique de rationalisation de l’utilisation des postes budgétaires et permet de garantir l’accomplissement du volume horaire réglementaire des enseignants.
Les établissements disposant d’un surplus d’effectifs pédagogiques peuvent ainsi voir certains enseignants réaffectés vers d’autres structures confrontées à un déficit d’encadrement. Le ministre a précisé que cette mesure est appliquée conformément au décret exécutif n° 25-54 du 21 janvier 2025, portant statut particulier des fonctionnaires appartenant aux corps spécifiques de l’éducation nationale.
Vers une couverture équilibrée des besoins
Le département ministériel a également rappelé que l’ouverture des postes budgétaires au niveau des directions de l’éducation obéit à des critères précis visant à assurer un encadrement pédagogique suffisant et à éviter que des classes ne se retrouvent sans enseignants.
Dans cette perspective, les établissements des trois cycles d’enseignement – primaire, moyen et secondaire – souffrant d’un déficit d’encadrement devraient bénéficier d’un renforcement des effectifs dès la rentrée scolaire 2026-2027.
Cette opération interviendra après la publication des résultats du concours national de recrutement sur titre organisé au titre de l’année 2025 pour le recrutement des enseignants de première catégorie.
I. Khermane
