L’ambassadeur de l’Etat de Palestine en Algérie, Fayez Abou Aïta, a décrit l’Algérie comme «le fer de lance de la défense de la cause palestinienne au Conseil de sécurité de l’ONU». Dans un communiqué, diffusé hier, Fayez Abou Aïta, a réaffirmé que la position de l’Algérie envers la cause de son pays demeure constante, ferme et inébranlable, soulignant que «la position de l’Algérie est ferme, équilibrée et inébranlable sur la question palestinienne. L’Algérie a toujours payé un lourd tribut et a dû relever de nombreux défis en raison de son engagement et de son soutien constant au peuple palestinien». Revenant sur la résolution 2803, adoptée lundi par le Conseil de sécurité de l’ONU, Fayez Abou Aïta a indiqué que l’Algérie avait voté en faveur du projet de résolution américain sur la gestion de la bande de Ghaza, en concertation avec les représentants de la Palestine.
Le chef de la diplomatie algérienne, Ahmed Attaf, avait expliqué, la veille (mardi), que l’adhésion de l’Algérie à cette résolution s’appuyait sur la position officielle de l’Autorité palestinienne et du groupe arabe. Dans son communiqué l’ambassadeur de la Palestine en Algérie a, à ce titre, salué les propos du ministre, pour l’importance accordée par l’Algérie à la gestion et à la coordination avec l’Etat de Palestine par le biais des canaux officiels représentés par l’Organisation de libération de la Palestine, qui est le seul représentant légitime du peuple palestinien et l’Autorité nationale qui en émane. Pour l’ambassadeur de la Palestine, «l’Algérie a toujours été un partenaire de confiance du peuple palestinien, et son engagement a toujours été et sera toujours de soutenir la voie nationale, arabe et panarabe qui s’oppose fermement à toutes les menaces et conspirations visant la cause palestinienne. L’Algérie a été et restera un rempart inébranlable pour le peuple palestinien», ajoutant que «le peuple palestinien se souvient de l’Algérie, de sa présidence, de son gouvernement et de son peuple, pour leurs honorables positions historiques».
Pour rappel, l’Autorité palestinienne avait salué le vote par le Conseil de sécurité de l’ONU de la résolution endossant le plan de paix du président américain Donald Trump pour Ghaza. La présidence palestinienne, dirigée par Mahmoud Abbas, avait même appelée à la mise en œuvre immédiate de la résolution, à la protection des civils et au retour à la normale dans la bande de Ghaza. La présidence palestinienne avait déclaré que «la résolution consolide un cessez-le-feu permanent et global dans la bande de Ghaza, garantit l’acheminement sans entrave de l’aide humanitaire et affirme le droit du peuple palestinien à l’autodétermination et à la création de son Etat indépendant».
Mahmoud Abbas, à la tête de la présidence palestinienne, s’est dit prêt à coopérer avec l’administration américaine, les membres du Conseil de sécurité, les Etats arabes et islamiques, l’Union européenne, les Nations Unies et les partenaires de la «Déclaration de New York», en vue de la mise en œuvre de la résolution «de manière à mettre fin aux souffrances du peuple palestinien dans la bande de Ghaza, en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, et à ouvrir la voie politique à la paix, à la sécurité et à la stabilité entre Palestiniens et Israéliens, conformément à la solution à deux Etats fondée sur le droit international».
R N.
