La visite à Alger de la commissaire européenne visait à ouvrir de nouvelles perspectives de partenariat, notamment pour les investisseurs européens en Algérie.
L’Algérie demeure un partenaire clé pour l’Union européenne dans divers domaines de coopération, notamment dans le secteur de l’énergie. Telles sont les déclarations de l’ambassadeur de la Mission de l’Union européenne en Algérie, Diego Milado Pascua, prononcées, jeudi,à l’issue de la visite officielle effectuée les 4 et 5 mai par la commissaire européenne chargée de la Méditerranée, Dubravka Šuica.
Lors d’une conférence de presse organisée à l’issue de cette visite, Diego Milado Pascua a précisé que celle-ci n’était pas une simple formalité diplomatique, mais le reflet du «haut niveau de coordination» entre les deux parties. Il a souligné que l’Algérie occupe, désormais, une place prépondérante dans les priorités européennes, particulièrement dans un contexte international marqué par de rapides mutations.
Selon l’ambassadeur, cette visite constitue une étape importante pour concrétiser de nouveaux axes de coopération dans un large éventail de secteurs, notamment l’énergie, l’environnement, la transition énergétique, la sécurité et la coopération universitaire.
Il a insisté, dans ce contexte, sur la nécessité«d’approfondir les relations politiques et économiques» entre les deux parties afin de concrétiser des projets concrets, notamment dans le domaine de l’investissement.
Énergies propres
L’Union européenne demeure le premier partenaire commercial de l’Algérie, représentant environ 50 à 60% de ses échanges extérieurs. De son côté, l’Algérie s’impose comme un partenaire stratégique clé pour la sécurité énergétique de l’UE, au-delà même des hydrocarbures classiques.
À ce titre, le diplomate européen a souligné les perspectives existantes, notamment concernant la concrétisation du futur projet de raccordement entre l’Algérie et l’Europe, ainsi que l’exportation d’hydrogène vert algérien vers le continent européen à travers le projet de corridor SoutH2. Ce projet structurant vise à acheminer l’hydrogène vert algérien vers l’Europe.
À travers cette initiative, l’Algérie ambitionne de devenir un fournisseur de référence dans le domaine des énergies propres, tout en consolidant sa place dans la transition énergétique mondiale.
Mobilité et recherche scientifique
Lors de cette rencontre avec la presse, l’ambassadeur a également évoqué des volets essentiels tels que la mobilité légale, la formation professionnelle, la recherche scientifique et le transfert de technologie.
Il a souligné l’importance d’encourager les échanges entre l’Algérie et l’Union européenne dans les domaines de la formation universitaire, des stages et de la recherche scientifique. Selon lui, de tels partenariats pourraient favoriser la mobilité des étudiants algériens vers l’Europe au cours de leurs études, ainsi que celle des étudiants européens vers l’Algérie
Il est à rappeler qu’au cours de sa visite, la commissaire européenne avait rencontré plusieurs membres du gouvernement Sifi Ghrieb. Les échanges ont porté sur les possibilités de coopération dans le cadre du pacte pour la Méditerranée, notamment dans les domaines du commerce et de l’investissement, de l’énergie, de la migration et de la sécurité. À l’issue de sa visite, Dubravka Šuica a déclaré que «ce partenariat recèle un potentiel considérable encore inexploité, et que le pacte pour la Méditerranée offre le cadre nécessaire pour le concrétiser dans les domaines du commerce et de l’investissement, de l’énergie, de la migration, de la sécurité et du développement humain».
S.Smati
