Les coéquipiers de Maza abordent cette rencontre avec l’objectif de poursuivre leur aventure mondiale face à un adversaire solide et bien organisé.
L’heure de vérité a sonné pour l’équipe d’Algérie. Après avoir décroché avec caractère son billet pour les seizièmes de finale grâce à un spectaculaire match nul face à l’Autriche (3-3), les Verts retrouvent la phase à élimination directe avec un rendez-vous de très haut niveau face à la Suisse. La rencontre se disputera dans la nuit de jeudi à vendredi (4h00, heure algérienne) au BC Place de Vancouver, avec une qualification pour les huitièmes de finale en jeu.
Le parcours des hommes de Vladimir Petković force le respect. Battus lors de leur entrée en lice par l’Argentine (3-0), ils ont parfaitement réagi en dominant la Jordanie (2-1) avant de livrer un combat mémorable face à l’Autriche (3-3). Ce point, obtenu au bout du suspense, leur a permis de terminer parmi les meilleurs troisièmes et de poursuivre leur aventure mondiale.
Le prochain obstacle est toutefois d’un tout autre calibre. Première du groupe B avec sept points, la Suisse s’est montrée particulièrement solide durant la phase de groupes. Les hommes de Murat Yakin ont débuté par un nul face au Qatar (1-1), avant d’enchaîner deux succès convaincants contre la Bosnie-Herzégovine (4-1) puis le Canada (2-1). Avec sept buts inscrits et seulement trois encaissés, la Nati affiche un équilibre qui en fait l’un des adversaires les plus redoutables de ce tableau.
Pour Vladimir Petković, cette affiche revêt une dimension particulière. Le sélectionneur algérien retrouvera la Suisse, qu’il a dirigée pendant plusieurs années avec succès, un pays qu’il connaît parfaitement. Une connaissance qui pourrait constituer un atout précieux au moment d’aborder ce rendez-vous décisif.
L’Algérie misera une nouvelle fois sur son état d’esprit irréprochable. Face à l’Autriche, les Fennecs ont démontré une force de caractère remarquable en revenant à plusieurs reprises au score avant de croire à la victoire jusqu’aux derniers instants. Riyad Mahrez, auteur d’un tournoi de grande qualité, devrait encore être l’un des principaux atouts offensifs, tout comme Mohamed Amoura, Adam Zorgane ou encore Rafik Belghali, qui se sont illustrés depuis le début de la compétition.
Les confrontations entre les deux sélections sont rares. Les Suisses avaient remporté les deux précédentes rencontres amicales disputées en 1983 et 1986, mais cette première opposition en compétition officielle possède une tout autre dimension. Une place parmi les seize meilleures nations du monde est en jeu, avec, à la clé, un éventuel huitième de finale contre le vainqueur de Colombie – Ghana.
Prudence de mise côté helvétique
À moins de 24 heures du 16e de finale de la Coupe du monde 2026 entre la Suisse et l’Algérie, prévu vendredi à 04h00 (heure algérienne) au BC Place, la presse suisse adopte un ton mesuré. Si la « Nati » est considérée comme légèrement favorite, les médias helvétiques mettent en garde contre une sélection algérienne jugée capable de créer la surprise.
Globalement, les observateurs estiment que la Suisse dispose de plus d’expérience et d’une meilleure stabilité collective, mais soulignent la solidité mentale et les qualités de transition de l’Algeria national football team.
Les médias accordent aussi une attention particulière aux retrouvailles avec Vladimir Petkovic, ancien sélectionneur de la Suisse, dont la connaissance du football helvétique est perçue comme un atout potentiel pour les Verts.
Rafik G.
