Le président des Etats-Unis Donald Trump, multiplie les déclarations contradictoires et peine à justifier l’agression américano-sioniste contre l’Iran, devant l’opinion, d’autant que la fermeture du détroit d’Ormuz et les frappes sur des sites énergétiques dans le Golfe alimentent l’inflation.
Il recevait avec cordialité la première ministre du Japon, Sanae Takaichi, dans le bureau Ovale de la Maison Blanche, jeudi 19 mars, lorsqu’un journaliste lui a demandé pourquoi il ne l’avait pas prévenue, pas plus que les autres alliés des Etats-Unis, de sa décision d’attaquer l’Iran conjointement avec l’entité sioniste.
Le président a plaidé l’effet de surprise, en s’appuyant sur une référence qui a embarrassé son invitée : le raid meurtrier lancé par le Japon contre la base navale américaine de Pearl Harbour, dans le Pacifique, le 7 décembre 1941. Cette attaque avait précipité l’entrée des Etats-Unis dans la seconde guerre mondiale.
L’effet de surprise a bien fait son œuvre, le 28 février, qu’il s’agisse du déclenchement de la guerre en pleines négociations sur le dossier du nucléaire iranien, ou bien de l’intensité sans précédent des bombardements ordonnés par Donald Trump et par Benyamin Nétanyahou.
Mais, au bout de trois semaines de frappes aériennes dévastatrices, cet effet initial a progressivement été estompé par les incohérences de l’administration américaine et par le cours pris par cette guerre.
D’ailleurs, selon bon nombre d’analystes, le président américain s’est lui-même fourré dans ce bourbier et veut maintenant qu’on l’en sorte.
Je pense que Donald Trump panique. Il ne sait plus à quel saint se vouer. Un haut responsable de son administration, Joseph Kent, directeur du Centre national de lutte contre le terrorisme, vient de le lâcher. Il affirme que l’Iran ne représentait aucune menace imminente pour son pays. Combien d’autres suivront son exemple ?
R.I
