Le tribunal criminel d’Alger, en sa première instance, a une nouvelle fois renvoyé à la prochaine session le procès de Mohamed Tadjadit ainsi que celui d’une dizaine d’autres prévenus poursuivis notamment pour atteinte à la sécurité de l’État et à l’intégrité du territoire national. L’audience, qui devait se tenir avant-hier, a été reportée à la demande des avocats et en raison de l’absence de certaines parties concernées. Pour mémoire, les juges du tribunal criminel d’Alger de la 2e instance, sous la présidence du magistrat de la 6e chambre pénale de la cour d’appel, devront se prononcer le 17 décembre prochain dans l’affaire de Mohamed Tadjadit, surnommé le poète du Hirak.
Ce dernier avait été condamné en première instance à cinq ans de réclusion criminelle et 200 000 dinars d’amende ferme. Dès le lendemain du verdict, son avocate, Me Fetta Sadat, avait introduit un pourvoi visant à obtenir une atténuation de la peine. Sur le plan civil, le même tribunal a également condamné Tadjadit à verser à l’Agent judiciaire du Trésor (AJT) la somme de 500 000 dinars en réparation des préjudices matériels et moraux causés à l’État, en particulier à travers des publications jugées attentatoires à ses symboles, dont celui du Président de la République. Après délibérations, l’inculpé avait été reconnu coupable de six chefs d’inculpation, à savoir : crime d’apologie d’actes terroristes et destructeurs, crime d’utilisation des technologies de l’information et de la communication pour soutenir des actes ou activités d’entités terroristes , crime de propagation, directe ou indirecte, d’idées liées à des entités terroristes, délit d’outrage à corps constitué, délit d’exposition au public de publications de nature à porter atteinte à l’intérêt national et délit d’incitation à attroupement non armé. Ces faits sont réprimés par les articles 100 alinéa 1, 146, 87 bis 12, 87 bis 4 et 96 du code pénal.
Lors du procès en première instance, le représentant du ministère public avait requis 10 ans de réclusion, estimant les faits établis et graves. Le représentant du Trésor public avait, pour sa part, réclamé 2 millions de dinars en réparation.
R. H.
