Le procureur de la République du tribunal de Koléa près la cour de Tipasa Messoud Kennas a animé avant-hier une conférence de presse au siège de l’instance judiciaire de la ville, dans laquelle il est revenu avec précision sur les-tenants et aboutissants de l’affaire dite «Hicham El wahrani» qui a fait couler beaucoup d’encre à travers la presse écrite et sur les réseaux sociaux.
Le premier responsable du parquet de la République a d’emblée affirmé aux journalistes et à l’opinion publique que «les faits de cette regrettable affaire remontent au 16 octobre en cours, date durant laquelle une vidéo virale montrant une violente agression collective contre un individu a été diffusée via les réseaux sociaux». Les images, largement relayées, a-t-il poursuivi «montraient un groupe d’individus portant des armes blanches, à leur tête un certain Hicham El Wahrani», tel qu’identifié dans les publications, en train d’agresser violemment une personne avec des coups et actes de torture». Le procureur a indiqué que «l’auteur de la diffusion de la vidéo a été identifié. Il s’agit du dénommé Chernan Adel. Après exploitation des informations, la victime a pu être identifiée. Il s’agit de Mohamed Zengli, actuellement incarcéré depuis le mois de juin 2025 au sein de l’établissement pénitentiaire de Koléa. Il a été entendu par les services de la Gendarmerie nationale le 17 octobre 2025 et a confirmé la véracité des faits, tout en précisant ne pas avoir déposé plainte contre ses agresseurs au moment des faits» sans toutefois en préciser la cause. «Sur la base de ces éléments, les services de police judiciaire ont procédé à l’identification des suspects.
Il s’agit des dénommés Guemra Abdelrahim, Tessouit Mohamed Amine, Chernan Adel, Mada Boualem, Guemra Adel, Dehrib Djaafar, Adjif Adam, El Hachemi Kamal, Bettahar Ahmed, et à leur tête Attia Hicham, dit ‘Hicham El Wahrani’, qui était en état de fuite», a poursuivi le Procureur de la République, avant d’être arrêté par les citoyens. Il a salué, à cet égard, «le sens civique et l’esprit de citoyenneté dont ont fait montre les citoyens, par leur vigilance et leur coopération avec les services de la Gendarmerie et de la Sûreté nationales». L’orateur a par ailleurs souligné que «les investigations ont révélé que le dénommé Chernane Adel, en sa qualité de membre du groupe criminel, était l’auteur de la vidéo documentant l’agression en juin 2025, qu’il a ensuite publiée le jeudi 16 octobre 2025 sur les réseaux sociaux, à la suite d’un différend entre lui et le dénommé Attia Hicham, dit Hichem El wahrani et le reste de la bande». Les personnes impliquées dans l’affaire, au nombre de dix (10) ont été déférées, avant-hier, devant le procureur de la République près le tribunal de Koléa, pour délit de constitution d’un groupe criminel organisé, en vue de commettre le crime d’enlèvement d’une personne avec violence, pour le crime de torture sur une personne, et pour le délit de constitution d’une bande de quartier.
Selon le procureur, d’autres personnes ont été également poursuivis pour «hébergement d’un membre de la bande de quartier et pour assistance à l’un d’entre eux pour l’aider à fuir, soutien aux activités ou actes de la bande de quartier et à la propagation directe de ses idées en utilisant les Technologies de l’information et de la communication, en requérant l’émission de mandats de dépôt à l’encontre de tous les accusés».
Le procureur de la République a, en outre, affirmé que «l’instruction est toujours ouverte pour révéler les circonstances de ce crime», soulignant que le parquet de la République, «veillera à prendre toutes les dispositions légales, avec rigueur et fermeté, contre ce type de crimes, pour protéger les citoyens contre les différentes agressions qui portent atteinte à leur sécurité et à leurs biens, et ce en coordination avec les services de la sûreté nationale et de la Gendarmerie nationale (GN) qui déploient de grands efforts pour lutter contre ce type de crime grave».
Redouane Hannachi
