La programmation hier, d’une communication lors de la réunion du gouvernement, sur le plan national d’adaptation aux changements climatiques, coïncide avec les intempéries qui touchent actuellement plusieurs régions du pays.
En effet, la réunion du gouvernement présidé par le Premier ministre, Sifi Ghrieb, a été consacrée à plusieurs l’examen de plusieurs dossiers notamment le plan national d’adaptation au changement climatique, indique un communiqué des services du Premier ministre.
Le gouvernement a entendu une communication sur le plan national d’adaptation au changement climatique, qui constitue un outil stratégique visant à renforcer la résilience de l’Algérie face aux effets du changement climatique et aux défis environnementaux», souligne la même source.
Le plan «identifie les impacts sur les ressources hydriques, l’agriculture, la santé et les écosystèmes, tout en prévoyant des outils opérationnels, tels que la cartographie de vulnérabilité et les plans communaux d’adaptation», précise le communiqué.
Le plan pour rappel, a été présenté en juin 2025 par la ministre de l’Environnement et de la Qualité de la vie, Mme Nadjiba Djilali, a présenté lors d’une cérémonie à laquelle a pris part, la représentante résidente du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en Algérie, Natasha Van Rijn.
Mme Djilali avait alors souligné que ce plan «traduit une forte volonté politique de protéger le pays et le citoyen des risques climatiques», ajoutant qu’il se veut un outil décisionnel et de planification stratégique pour l’Algérie permettant la conception de plans d’adaptation locale et sectorielle.
Ce plan permettra également de créer un système de suivi et d’évaluation à tous les niveaux, notamment en vue de mesurer l’impact des projets traitant des questions liées au changement climatique et à l’adaptation à l’échelle nationale, a-t-elle poursuivi. La représentante onusienne qui s’était félicitée de la coordination gouvernementale notable dans l’élaboration de ce plan, a précisé qu’il est le fruit d’un projet de coopération entre l’Algérie et le PNUD, financé à hauteur de 2,6 millions USD par le Fonds vert pour le climat.
Ce projet vise à traduire les engagements de l’Algérie dans les conventions internationales, notamment la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et la Convention sur la diversité biologique (CDB), sous forme de politiques nationales concrètes. A travers ce Plan d’adaptation, le projet tend à renforcer la gouvernance de la planification et la coordination institutionnelle, à produire une base de données pour concevoir des solutions d’adaptation à fort impact, à inciter la participation du secteur privé à l’effort d’adaptation, et à mobiliser des ressources financières pour renforcer la résilience.
Activité audiovisuelle : vers un dispositif réglementaire intégré
Dans un autre registre, le gouvernement a poursuivi lors de la réunion, «l’examen du projet de décret exécutif portant les conditions et les modalités d’exercice de l’activité de production audiovisuelle et de tournage des œuvres audiovisuelles», indique le communiqué.
Ce décret, poursuit la même source, «s’inscrit dans le cadre du parachèvement de la promulgation des textes d’application de la loi relative à l’activité audiovisuelle». Ce texte «permettra la mise en place d’un dispositif réglementaire intégré pour l’exercice de l’activité de production audiovisuelle et de tournage des œuvres audiovisuelles et facilitera l’intégration de solutions et outils numériques dans le processus de dépôt et de traitement des demandes y afférentes», souligne la même source.
Par ailleurs, le gouvernement «a entendu une communication relative aux mécanismes et programmes proposés pour une prise en charge responsable et durable des jeunes assistés âgés de plus de 18 ans», ajoute le communiqué. Il s’agit, précise le même document «d’une catégorie de personnes pour lesquelles les pouvoirs publics s’attèlent à mettre en place un cadre de prise en charge particulier et les accompagner vers une autonomie et une insertion professionnelle et sociale durable et sans entraves».
R.N
