Les magistrats de la chambre pénale de la cour d’appel de Blida ont prononcé, hier, un jugement plus clément à l’encontre de Maître Belala Toufik. L’avocat, condamné en première instance à six mois de prison ferme, a vu sa peine réduite à deux mois de prison avec sursis, assortis d’une amende de 20 000 dinars, au lieu des 50 000 dinars initialement fixés. Le dossier remonte au 14 janvier 2025, date à laquelle le tribunal de Boufarik avait reconnu le mis en cause coupable de publication et propagation de fausses informations de nature à porter atteinte à la sécurité et à l’ordre publics, en vertu de l’article 196 bis du code pénal. À la barre, Maître Belala avait nié toute intention de nuire, affirmant que ses propos n’avaient aucun caractère subversif.
Lors de l’audience en appel, le procureur de la République a requis la confirmation du premier verdict, estimant que les preuves légales et matérielles démontraient l’intention de troubler l’ordre public par la diffusion de contenus diffamatoires. À l’inverse, la défense a plaidé la relaxe pure et simple, dénonçant un « coup monté » à l’encontre de leur client. Les avocats de Maître Belala ont d’ores et déjà annoncé leur intention de se pourvoir en cassation auprès de la Cour suprême. Ils disposent d’un délai de deux mois pour déposer un mémoire et soulever les vices de forme qu’ils estiment entacher le jugement d’appel.
À noter que plusieurs membres du barreau de Blida étaient présents à l’audience pour témoigner leur solidarité envers leur confrère condamné.
R.H.
