Faute de preuves légales et matérielles, la deuxième instance du tribunal criminel d’Alger, présidée par Mme Mebbtouche Rokia, a confirmé avant-hier le verdict de première instance relaxant un ancien policier de Bouzéréah poursuivi pour enlèvement et séquestration. Le prévenu était accusé par son épouse et sa fiancée, qui avaient déposé deux plaintes distinctes auprès de la sûreté urbaine de Bouzéréah. Elles l’accusaient de les avoir violentées et de leur avoir ligoté les mains à l’aide de menottes. Lors de l’audience, le procureur général avait requis dix ans de réclusion criminelle, estimant que les faits étaient suffisamment graves pour justifier une peine exemplaire. La défense, de son côté, avait plaidé l’acquittement, affirmant que son client était victime d’un « coup monté » et que les accusations reposaient sur des déclarations non étayées.
Les plaignantes, convoquées pour confirmer leurs dépositions, ne se sont finalement pas présentées à l’audience, affaiblissant davantage l’accusation. En l’absence de preuves tangibles, la cour a donc prononcé l’acquittement définitif de l’ex-policier.
R. H.
