La campagne pour les prochaines élections législatives se poursuit à travers le pays. Les partis politiques multiplient les rencontres de proximité pour présenter leurs programmes et mobiliser les électeurs.
Entre plaidoyers pour le dialogue politique, appels à une meilleure représentativité et promesses de relance économique, les principales formations engagées dans la course au scrutin du 2 juillet affinent leurs positions.
El Binaa plaide pour des alliances parlementaires
Lors d’un rassemblement à Biskra, le vice-président du Mouvement El Binaa, Ahmed Dane, a regretté l’exclusion de certains candidats qu’il considère comme des «cadres compétents et intègres».
Selon lui, des erreurs dans les procédures de contrôle peuvent se transformer en injustices et priver la scène politique de personnalités capables de représenter efficacement les citoyens. Il a plaidé pour davantage de rigueur dans les investigations afin de préserver les droits des candidats et de renforcer la crédibilité du processus électoral.
Le responsable a également appelé à accélérer le développement de la wilaya de Biskra, notamment dans les domaines des infrastructures, de l’emploi et du transport, tout en réaffirmant l’attachement de son parti aux valeurs du dialogue, de la modération et du pluralisme.
Ahmed Dane a, par ailleurs, défendu la poursuite des alliances parlementaires et le maintien de la majorité présidentielle, qu’il considère comme un facteur de stabilité permettant de soutenir les grandes orientations nationales, notamment en matière de souveraineté économique et de sécurité alimentaire.
Sur le plan international, il a évoqué les défis régionaux auxquels l’Algérie est confrontée, réaffirmant le soutien de son parti à la cause palestinienne et appelant au renforcement du front intérieur face aux pressions extérieures.
Le MSP joue la carte de la confiance
À Tissemsilt, le président du MSP, Abdelali Hassani Cherif, a présenté le programme électoral de son parti, intitulé
«Confiance». Devant ses partisans, il a mis en avant trois axes majeurs : la confiance, la souveraineté nationale et le décollage économique.
Il a souligné la nécessité de restaurer la confiance entre les citoyens et les institutions, tout en appelant à garantir une représentation fidèle de la volonté populaire et à préserver le caractère politique des élections.
Le dirigeant du MSP a également insisté sur le renforcement de la souveraineté nationale face aux défis géopolitiques actuels et aux nouvelles formes d’influence extérieure.
Sur le plan économique, il a plaidé pour une diversification de l’économie afin de réduire la dépendance aux hydrocarbures, mettant en avant les potentialités agricoles et forestières de Tissemsilt. Il a aussi appelé à soutenir l’emploi des jeunes, l’entrepreneuriat et les start-up, tout en améliorant le pouvoir d’achat et en luttant contre les fléaux sociaux, notamment la drogue et l’émigration clandestine.
Le FLN table sur la proximité
Le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), Abdelkrim Benmbarek, a présenté les prochaines élections législatives comme une occasion de renforcer la confiance entre les citoyens et les institutions de l’État tout en favorisant le renouvellement des élites politiques.
«Les prochaines législatives constituent une opportunité de consolider le lien entre le citoyen et les institutions et de promouvoir une nouvelle génération de responsables capables de porter les aspirations de la société», a-t-il déclaré.
Soulignant la nécessité de disposer de représentants compétents et de formations politiques responsables, il a estimé que le contexte actuel exige une plus grande implication des citoyens dans la vie publique et une meilleure prise en charge de leurs préoccupations au sein de l’institution législative.
Abdelkrim Benmbarek a également appelé les candidats du FLN à adopter un discours réaliste et crédible, fondé sur la sincérité, tout en privilégiant le contact direct avec les citoyens et l’écoute de leurs attentes.
Selon lui, le scrutin du 2 juillet dépasse le cadre de la compétition partisane et constitue avant tout une «bataille de confiance et de fidélité envers l’Algérie».
I. Khermane
