Les discussions ont porté sur l’avancement du projet, l’examen des études de faisabilité et la mise en œuvre de la feuille de route commune, dans un contexte marqué par l’accélération de ce mégaprojet énergétique stratégique pour le continent africain.
L’Algérie a abrité, hier, les travaux de la cinquième réunion ministérielle du comité de pilotage du projet du gazoduc transsaharien (TSGP), en présence des ministres des hydrocarbures et de l’énergie de l’Algérie, du Nigeria et du Niger.
Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de coordination et de concertation autour de l’un des plus importants projets énergétiques stratégiques du continent africain et de portée internationale.
Selon un communiqué du ministère des Hydrocarbures, ont pris part à cette réunion le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, le ministre d’État chargé des ressources pétrolières et du gaz du Nigeria, Ekperikpe Ekpo, ainsi que le ministre du Pétrole du Niger, Hamadou Tiani.
La réunion a également réuni un important volet technique, avec la participation du PDG du groupe Sonatrach, Nour Eddine Daoudi, des responsables de la société nigériane NNPC et de la société nigérienne SONIDEP, ainsi que des équipes techniques et experts des trois pays.
Examen de la faisabilité et suivi de la feuille de route
Cette session a été consacrée à l’examen de l’état d’avancement du projet sur le terrain. Les résultats de l’étude de faisabilité globale, réalisée par le bureau d’études international PENSPEN sur décision conjointe des trois pays, ont été présentés et examinés.
Les participants ont également évalué la mise en œuvre de la feuille de route adoptée lors des précédentes réunions tenues à Niamey, Abuja et Alger. Ils ont, par ailleurs, passé en revue les conclusions de la quatrième réunion ministérielle, tenue à Alger le 11 février 2025, qui avait abouti à la signature d’un mémorandum d’entente entre les trois pays, marquant une étape importante dans la concrétisation du projet.
L’événement, qui avait réuni les ministres de l’Energie et du Pétrole des trois pays concernés par le projet, a été l’occasion d’examiner les différentes dimensions du projet stratégique, en mettant particulièrement l’accent sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre de la feuille de route adoptée lors d’une précédente réunion tenue à Abuja (Nigeria).
La réunion a été conclue par la signature d’un contrat de mise à jour de l’étude de faisabilité entre les trois sociétés et le bureau d’études britannique Penspen. Un accord de compensation des dépenses liées à cette étude a également été signé entre Sonatrach (Algérie), NNPC (Nigeria) et Sonidep (Niger), en plus de la signature par ces sociétés d’un accord de non-divulgation.
La troisième réunion ministérielle consacrée au projet avait eu lieu en 2022 à Alger. Elle avait abouti à la signature d’un mémorandum d’entente entre les trois pays, réaffirmant «leur engagement à poursuivre la coordination et les efforts conjoints pour concrétiser cette initiative majeure».
Un projet stratégique vers les marchés européens
Le gazoduc transsaharien (TSGP) est considéré comme l’un des projets énergétiques majeurs à l’échelle mondiale. Il prévoit la construction d’un pipeline destiné à acheminer le gaz naturel des champs nigérians, via le Niger, jusqu’au réseau algérien, en vue de son exportation vers les marchés européens et internationaux.
Inscrit dans le cadre du Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD), ce projet vise à renforcer la place de l’Afrique comme fournisseur énergétique majeur et fiable, tout en favorisant l’intégration régionale, la création d’emplois et le développement économique des pays concernés.
Audience présidentielle
En marge de cette réunion, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a reçu les ministres des trois pays concernés.
Selon un communiqué de la Présidence de la République, cette rencontre s’est tenue en présence d’Ibrahim Merad, ministre d’État chargé de l’Inspection générale des services de l’État et des collectivités locales, de Mohamed Arkab, ainsi que d’Amar Abba, conseiller du président de la République chargé des affaires diplomatiques, et du PDG de Sonatrach, Nour Eddine Daoudi.
R.N.
