Le Secrétaire Général du Parti du Front de Libération Nationale (FLN), Abdelkrim Benmbarek, a qualifié le dossier de la mémoire de « priorité politique et souveraine ».
Pour le dirigeant de l’ex parti unique, cette orientation repose sur le principe que l’avenir d’une nation se construit non sur l’oubli, mais sur la vérité historique, la fierté de l’identité et la réappropriation de ses symboles.
Abdelkrim Benmbarek a salué, au nom du FLN, les efforts concrets menés dans ce cadre : la récupération des archives de la Révolution, l’attention portée à l’héritage des martyrs et des moudjahidine, l’ancrage de la « culture de l’État national » chez les jeunes, et la lutte contre la falsification de l’histoire et le blanchiment du colonialisme.
Il a défini ces actions comme des piliers essentiels pour « renforcer la souveraineté nationale et barrer la route à toutes les formes de domination culturelle et politique ». Il a insisté sur le fait que l’intérêt du Président Tebboune pour la mémoire ne constitue pas un simple hommage au passé, mais un « projet politique » à part entière, visant à « fortifier la conscience nationale » et à « construire l’Algérien capable de relever les défis ».
Le Secrétaire Général du FLN a réaffirmé le rôle central de sa formation politique en tant que « parti historique et porteur de la légitimité de Novembre ».
Il a défini l’acte de commémoration comme un « acte politique et éducatif par excellence », dont la finalité est de fournir des « leçons pour construire l’État, renforcer la souveraineté et affirmer l’identité ». Les objectifs précis poursuivis par le parti à travers ces célébrations ont été détaillés en quatre points clés.
Une stratégie mémorielle
Le discours du chef du vieux parti détaille une stratégie mémorielle articulée autour de quatre objectifs fondamentaux. Il s’agit d’abord de renforcer la conscience nationale en créant un lien tangible entre les jeunes générations et leur histoire de lutte, tout en les protégeant contre ce qu’il qualifie de « discours destructeurs » et de « dangers idéologiques » susceptibles de nuire à l’unité populaire et à la cohésion de l’État.
Sur cette base, la démarche vise à construire « l’Algérien conscient », un citoyen ancré dans la connaissance de son passé, pleinement conscient de la portée des sacrifices consentis, et intimement convaincu que la souveraineté nationale est une responsabilité collective exigeant travail et discipline.
Parallèlement, le projet cherche à concrétiser les valeurs de solidarité et d’appartenance. Cet axe passe par la revitalisation des symboles et des héros de la Révolution, servant de rappel puissant au sens profond de l’unité nationale.
Enfin, l’ambition ultime est de faire de la mémoire un véritable « projet d’avenir ». Il s’agit d’opérer une synthèse dynamique entre le passé et le présent, permettant d’extraire des leçons historiques applicables pour élaborer une vision nationale tournée résolument vers l’avenir.
Un chapitre écrit avec le sang des martyrs
Évoquant directement les événements de 1960, Benmbarek les a décrits comme « un chapitre de la souveraineté nationale, écrit avec le sang des martyrs et les acclamations des foules ».
La commémoration actuelle est, selon lui, l’occasion d’un « renouvellement de l’engagement » collectif pour une Algérie « indépendante, unie, forte et insensible à toute tentative de remise en cause ou d’affaiblissement ».
Il a conclu son propos en réaffirmant l’attachement du parti aux principes de la Déclaration du 1er Novembre 1954 et son engagement à servir le peuple algérien sous un État « fort, juste, fidèle à son histoire et tourné avec confiance et détermination vers son avenir ».
A.M.
