Le Premier Secrétaire national du Front des Forces Socialistes a qualifié le mouvement séparatiste, MAK, de secte, sans base populaire ni aucune légitimité.
Le Premier Secrétaire National du Front des Forces Socialistes (FFS), Youcef Aouchiche, a appelé hier à Tizi Ouzou les élus du parti à renforcer la transparence, renouer le contact direct avec les citoyens et bâtir une stratégie politique à la hauteur des enjeux à venir.
A l’occasion des préparatifs de la conférence nationale des élus du FFS, le premier responsable du FFS s’est adressé aux élus et militants du parti, insistant sur l’obligation de rendre des comptes avant les prochaines échéances électorales.
« Les maires sont appelés, avant la fin du mois de février, à présenter leur bilan. Il n’y a aucune raison qui empêcherait d’être en contact avec ses concitoyens », a-t-il rappelé. Pour lui, l’exemplarité commence au niveau du parti même : « Nous ne pouvons pas demander aux autorités centrales de présenter des bilans et de ne pas le faire dans les assemblées que nous gérons. Nous devons être l’exemple, servir de repères. »
Le premier secrétaire a proposé une démarche structurée : une présentation publique des bilans devant les associations, la société civile et l’ensemble des citoyens de la wilaya. « C’est uniquement à travers une telle démarche que nous pouvons nous distinguer et incarner une gestion différente de ce que nous voyons au niveau national », a-t-il soutenu.
Etre plus communicatifs
Youcef Aouchiche a longuement insisté sur la nécessité d’améliorer la communication du parti et de rendre visibles les actions menées : « Vous pouvez réaliser ce que vous voulez en termes de travail, mais si nous ne leur donnons pas la visibilité qu’il faut, nous laissons la place aux apprentis sorciers pour surfer sur notre absence de communication. »
Il a également appelé à un discours de sincérité envers la population, notamment sur les limites rencontrées par les élus : « Là où nous n’avons pas réussi à honorer une promesse, il faut le dire. Nous gérons des assemblées dépourvues de prérogatives et de moyens, mais nous faisons ce que nous pouvons dans le cadre de nos possibilités. »
Une stratégie de redéploiement
À moins d’un an des élections locales et à quelques mois des législatives, Youcef Aouchiche estime indispensable de renouer le dialogue avec la population dès maintenant : « Qu’allons-nous dire à nos concitoyens si nous n’allons pas aujourd’hui les voir pour leur expliquer les enjeux du développement et de la situation politique locale ? » La première recommandation du premier secrétaire est sans ambiguïté : aller sur le terrain, discuter, écouter et expliquer.
La seconde recommandation s’adresse directement aux militants et à l’encadrement du parti : « Je vous invite dès à présent à réfléchir à une stratégie de redéploiement politique et d’organisation de conférences dans les quatre coins de la wilaya. »
Le MAK, une secte sans légitimité
Par ailleurs, Youcef Aouchiche a tenu à remettre à sa place Ferhat Mehenni et son pseudo appel à l’indépendance de la Kabylie. Dans son intervention, Youcef Aouchiche a souligné que l’unité de l’Algérie est intangible.
« En cette terre fière et millénaire, forteresse du nationalisme et bastion des luttes démocratiques, foyer de résistance et rempart éprouvé contre toute forme de domination, nous réaffirmons avec gravité notre loyauté pleine et entière envers la Nation ainsi que notre détermination à la défendre», a-t-il asséné.
Pour l’orateur, l’Algérie « ne se négocie pas (…)). Elle est une, unie et indivisible, et elle le demeurera toujours. Aucune force ne pourra venir à bout de cette réalité. Ni les Romains, ni les Vandales, ni les Byzantins, ni les Ottomans, et encore moins les Français, n’ont réussi à altérer cette unité».
Et d’enchaîner en affirmant que «ceux qui se dressent, aujourd’hui, contre cet ordre naturel et historique, qu’ils soient séparatistes ou anti-amazighs primaires, ont choisi de s’isoler du destin national et de s’aligner sur des agendas étrangers hostiles au pays. Tout comme ils ont tourné le dos aux sacrifices de nos martyrs, les Algériens, dans leur écrasante majorité, leur tournent le dos».
Pour Youcef Aouchiche, ces derniers « ne parlent ni au nom des Algériens, ni au nom des citoyens de Kabylie qu’ils ne représentent pas, ni au nom de notre histoire qu’ils ont reniée, usurpée et falsifiée».
Et de qualifier le mouvement séparatiste de « secte, sans base populaire ni aucune légitimité» usant d’un «discours fascisant qui s’attaque, intimide et diffame quiconque ne partage pas sa vision. Ils sont la négation même de l’amazighité, qu’ils ont reniée après l’avoir longtemps instrumentalisée».
Islam K.
