Programme chargé pour Ahmed Attaf lors de la visite qu’il effectue au Singapour avec notamment des rencontres fructueuses avec son homologue mais aussi le président du parlement singapourien. Au cours desquelles ont été évaluées les relations bilatérales appelées à se développer notamment dans le domaine technologique.
Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a en effet tenu, hier, une séance de travail avec le ministre singapourien des Affaires étrangères, Vivian Balakrishnan, dans le cadre de la visite officielle qu’il effectue en République de Singapour. Selon un communiqué du ministère, la séance de travail a permis «de procéder à une évaluation approfondie et exhaustive, de l’état des relations algéro-singapouriennes et d’examiner les moyens de les promouvoir à de plus larges perspectives, à travers l’exploitation optimale des opportunités de partenariat et de coopération prometteuses offertes par les atouts et avantages complémentaires dont jouissent les deux pays», précise le communiqué.
A cet égard, les deux parties se sont félicitées des expériences de partenariat réussies dans les domaines de la gestion portuaire et de l’industrie de transformation, convenant, par là même, d’élargir le cadre de la coopération bilatérale aux domaines prioritaires pour les deux pays, à l’instar de l’industrie toutes filières confondues, l’agriculture, la numérisation, les start-up, la gestion des villes, l’éducation et l’enseignement supérieur, poursuit le texte.
Il faut préciser à ce propos que des sociétés singapouriennes activent en Algérie dans plusieurs domaines notamment portuaires. A titre d’exemple, Portek systems and equipment (pse), une société singapourienne, gère le terminal méditerranéen de Béjaïa (bmt). En 2022, l’Algérie figurait parmi les 10 principaux partenaires commerciaux de Singapour au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, avec un total d’échanges bilatéraux de marchandises s’élevant à 1,02 milliard de dollars américains. Par ailleurs, les deux ministres ont échangé les vues et les analyses sur un nombre de questions internationales et régionales d’intérêt commun, à leur tête les développements de la cause palestinienne, la situation actuelle au Moyen-Orient et les développements dans la région sahélo-saharienne, conclut le communiqué.
Le dialogue bilatéral, quant à lui, a toujours été marqué par le respect mutuel, comme en témoigne le soutien singapourien dans les instances internationales comme lors de l’élection de l’Algérie au Conseil de sécurité de l’ONU. L’Algérie souhaite également adhérer au Traité d’amitié et de coopération en Asie du Sud-Est (TAC), avec le soutien de Singapour.
Coopération numérique
Par ailleurs lors de cette même visite, le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, a été reçu, également hier, par le président du Parlement de Singapour, Seah Kian Peng, et ce, dans le cadre de la visite officielle qu’il effectue en République de Singapour, indique un communiqué du ministère. La rencontre a permis d’évoquer «les relations d’amitié et de coopération unissant l’Algérie et Singapour, tout en réaffirmant la volonté politique des deux parties de les promouvoir davantage», précise le communiqué. Les deux parties ont également examiné «les moyens à même de permettre aux Parlements des deux pays de contribuer aux efforts visant à renforcer le partenariat bilatéral, notamment à travers l’activation des différents mécanismes offerts par la diplomatie parlementaire», conclut le communiqué. À l’issue de sa visite, Ahmed Attaf a eu l’occasion hier en soirée d’effectuer une visite au Centre singapourien des villes viables (Centre for Liveable Cities Singapore – CLC), selon un autre communiqué du ministère.
«Cette visite a constitué une occasion de s’informer sur l’expérience pionnière de Singapour en matière de gouvernance urbaine et d’explorer les opportunités de coopération et d’échanges possibles entre les deux pays amis dans les domaines liés à la transformation numérique des villes ainsi qu’à la gestion des villes intelligentes et durables», a conclu la même source.
R.N.
