Un couronnement à la démarche entreprise par le président Tebboune qui s’est attelé à faire de cette manifestation continentale un rendez-vous rassembleur pour une action intégrée.
La 4e édition de la Foire commerciale intra-africaine (IATF 2025), prévue du 4 au 10 septembre à Alger, sera marquée par une haute représentativité et des résultats escomptés. Le niveau de représentation des pays se précise. En effet, le président de la République Abdelmadjid Tebboune a adressé des invitations à plusieurs de ses homologues, entre autres le président tunisien, Kaïs Saïed. Ils seront une quinzaine, entre chefs d’Etats et de gouvernement, à y prendre part. Ce qui est, en soi, une première réussite. Rares sont les fora où plusieurs dirigeants des pays africains se retrouvent sous le même toit. La réponse positive des dirigeants africains constitue, d’une part, un pas important vers la réussite de cet événement économique, et, d’autre part, permet à l’Algérie de s’affirmer en tant qu’acteur clé de l’intégration continentale et de la mise en valeur des immenses potentialités africaines.
Un couronnement à la démarche entreprise par le Président Tebboune qui s’est attelé à faire de cette manifestation un rendez-vous rassembleur pour une action commune. D’autant que ce rendez-vous continental intervient dans un contexte particulier, coïncidant avec l’entrée en vigueur effective de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), qui suscite de grands espoirs pour augmenter les échanges et les investissements interafricains.
Dans ce sens, le Président Tebboune a présidé, lundi, une réunion de travail consacrée aux préparatifs de la cérémonie d’ouverture de cette 4e édition de l’IATF. Tandis que le Premier ministre par intérim, Sifi Ghrieb, s’est rendu, hier, au Palais des expositions des Pins maritimes (Alger) pour s’enquérir des derniers préparatifs. Une édition devant voir la participation de plus de 2000 exposants et de délégations représentant 140 pays, outre les 35.000 visiteurs professionnels attendus. Un événement devant déboucher sur la conclusion d’accords commerciaux et d’investissement d’une valeur de 44 milliards de dollars.
Cette édition de l’IATF illustre parfaitement les politiques de l’Etat algérien visant à booster l’économie, à renforcer les échanges commerciaux de qualité et à construire des relations de partenariat stratégique aux niveaux africain et mondial.
Un programme riche et varié
La foire comprendra plusieurs pavillons couvrant l’agriculture, l’industrie, l’énergie et la finance, ainsi que des espaces dédiés aux start-ups et aux jeunes entrepreneurs. Des manifestations parallèles seront également organisées, comme le réseau créatif africain «CANEX» et le salon africain de l’automobile, visant à soutenir l’innovation et à mettre en lumière le potentiel industriel du continent. Des conférences et des forums réuniront décideurs et hommes d’affaires pour discuter des moyens de surmonter les barrières tarifaires et non tarifaires, de simplifier les procédures et d’unifier les normes.
Le secrétaire exécutif et directeur des opérations de l’organisme panafricain basé à Abuja (Nigeria), Samuel Ayodele, a, dans une déclaration à l’APS, mis en avant l’importance de cet événement qui représente une occasion de concrétiser des applications concrètes en matière de libéralisation tarifaires et d’harmonisation des règles d’origine, ce qui devrait accélérer la mise en œuvre effective de l’accord de la ZLECAf, soulignant que «l’IATF sera également un instrument de coordination des politiques et d’unification des normes». Du fait que l’IATF offrira aussi un espace de partenariats entre hommes d’affaires et décideurs, ainsi que des mécanismes pour dépasser les barrières tarifaires et non tarifaires, en plus de la promotion d’un système douanier unifié et de plateformes de paiement numérique, tout en offrant aux petites et moyennes entreprises des opportunités d’accès aux marchés régionaux.
Des objectifs majeurs
L’organisation de cet événement par l’Algérie reflète son ambition de devenir un centre névralgique de l’intégration économique africaine. De par sa position géographique, l’Algérie est le point de connexion stratégique entre l’Afrique subsaharienne, le bassin méditerranéen et l’Europe. En outre, l’adhésion de l’Algérie au système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS) constitue un engagement concret envers l’agenda de la ZLECAf, renforçant son rôle de force unificatrice en faveur de la construction d’un marché continental intégré.
Aussi, cette édition est perçue comme un test supplémentaire de la capacité des pays africains à passer des accords signés à une réalité économique tangible, avec une attention particulière portée à l’engagement réel des gouvernements et des institutions économiques vis-à-vis des mesures annoncées.
Badis B.
