Lors d’une séance plénière du Conseil de la nation consacrée aux questions orales, le ministre d’État, ministre de l’Énergie, des Mines et des Énergies Renouvelables, Mohamed Arkab, a mis en lumière les derniers développements du secteur énergétique et minier en Algérie. Il a souligné les grandes réalisations du pays dans le domaine de l’énergie ainsi que les plans ambitieux pour la transition vers les énergies renouvelables et l’assurance de la sécurité énergétique à long terme.
Autosuffisance et excédent à l’exportation
En réponse à une question orale du député Mohamed Rabah, Arkab a affirmé que l’Algérie a atteint l’autosuffisance en production de dérivés pétroliers en 2024, avec une production nationale dépassant les 30 millions de tonnes, couvrant ainsi tous les besoins du marché local et permettant l’exportation de l’excédent vers les marchés étrangers.
Il a indiqué que l’Algérie a réussi à réduire de manière significative sa facture d’importation de produits pétroliers, passant d’un milliard de dollars en 2019 à 400 millions de dollars en 2024, ce qui reflète l’efficacité de la politique énergétique nationale.
Le ministre a également ajouté que l’Algérie a pu cesser d’importer de l’essence et du diesel depuis 2020, grâce à la réhabilitation des raffineries d’Arzew, Skikda et d’Alger, ce qui a permis l’exportation d’environ 14 millions de tonnes de produits pétroliers en 2024.
Projets stratégiques pour soutenir l’industrialisation
Concernant le développement de l’industrie de transformation, Arkab a révélé un portefeuille de projets d’une valeur de 7 milliards de dollars, visant à augmenter le taux de transformation des hydrocarbures de 32 % à 50 % d’ici 2030.
Parmi ces projets, il a cité la raffinerie de Hassi Messaoud qui aura une capacité de production de 5 millions de tonnes par an et qui devrait entrer en service fin 2027, ainsi qu’une unité de craquage de naphtal à Arzew qui produira 1,2 million de tonnes par an d’ici mars 2027.
La stratégie comprend également le projet du complexe d’éthylène à Skikda, qui produira 850 000 tonnes par an, en plus de nombreux autres projets visant à renforcer la compétitivité du secteur industriel national.
Une vision d’avenir
Le ministre a présenté en détail les projets de transition énergétique, affirmant que l’Algérie vise à produire 15 000 MW d’énergies renouvelables d’ici 2035, en mettant l’accent sur l’énergie solaire dans le Sud du pays.
Il a précisé que la première phase de ces projets, qui inclut 3 200 MW, est actuellement en cours de réalisation. L’Algérie s’efforce également d’accélérer le programme de production solaire dans les régions du Sud. Il a souligné que Sonatrach est également engagée dans des projets visant à produire 1 300 MW d’énergie solaire sur ses sites du Sud.
Un pas de plus vers la couverture énergétique
En réponse à une autre question du député Youssef Ider, le ministre a confirmé que le projet de centre de stockage de carburant dans la wilaya d’El Meghaïer avance selon le calendrier prévu, en lien avec la mise en service de la raffinerie de Hassi Messaoud en 2027.
Il a indiqué que ce centre renforcera considérablement la capacité de stockage de la région, alors qu’une couverture suffisante a déjà été assurée à travers les installations de Naftal dans la wilaya voisine de Touggourt.
Au cœur de la transition énergétique mondiale
En conclusion, le ministre de l’Énergie a réaffirmé que l’Algérie œuvre avec sérieux à réaliser une transformation significative du secteur énergétique, afin de garantir la sécurité énergétique et favoriser le développement durable à travers le passage aux énergies propres, conformément à ses engagements dans les accords climatiques internationaux et les objectifs de l’Accord de Paris.
Il a ajouté que l’État algérien, sous la direction du président Abdelmadjid Tebboune, a réussi à placer l’énergie au centre de ses priorités économiques et sociales, avec des plans stratégiques qui contribueront à la création de nouveaux emplois et au renforcement des investissements dans le secteur énergétique à long terme.
Il est à noter que ces projets font partie de la vision à long terme de l’Algérie visant à transformer le secteur énergétique en une source durable de richesse nationale, renforçant ainsi la capacité du pays à faire face aux défis économiques et environnementaux mondiaux.
Synthèse Badis B.