L’Observatoire national de la société civile (ONSC) a lancé, hier matin à Tipasa, sa première Université d’été, afin «d’ouvrir un espace de dialogue» pour le renforcement des capacités d’action et de mobilisation des associations. L’événement placé sous le haut patronage du président de la République, devra aborder une série de thématiques et de problématiques de terrain, a fait savoir la présidente de l’ONSC, Mme Ibtissem Hamlaoui. «Il s’agira d’aller directement à la rencontre d’associations et de structures présentes sur 6 wilayas».
Dans son allocution d’ouverture, elle a promis que l’ONSC «restera un outil efficace» au service du renforcement de la «cohésion nationale», rappelant le rôle confié par le président de la République à l’ONSC. «Lors de la création de l’Observatoire, le Président avait demandé que notre observatoire soit un espace de dialogue, mais aussi d’évaluation de l’action des associations», a-t-elle dit. Ces dernières, ajoute Hamlaoui, sont le «noyau» de l’action sociale, car «elles sont toujours les mieux placées pour comprendre les complexités locales». Toutefois, un grand nombre de structures associatives a aujourd’hui besoin de plus de «soutien et d’orientation». Notre objectif, lance Hamlaoui, est «de mettre en œuvre le thème choisi pour l’événement : La construction et la formation d’une Société civile consciente pour une Algérie victorieuse». L’évènement, qui devra se «délocaliser» pour sillonner un total de 6 wilayas, en commençant par Tipaza et Boumerdès, avant d’atterrir à Bejaia, Jijel, Oran et Mostaganem «au cours du mois de juillet», devra aussi se décliner en «une série d’ateliers de formation». Le programme, explique Mme Hamlaoui, est axé sur «l’ouverture d’espaces de formation, de débat et d’échange (…) en plus de permettre le lancement de collaborations entre les associations, la création de liens durables pour renforcer les capacités».
L’objectif de l’ONSC est aussi «d’accompagner et d’appuyer les politiques et les positions de l’Etat», souligne Mme Hamlaoui. Elle explique qu’ «il est nécessaire de travailler au renforcement des capacités, de la mobilisation des acteurs de la société civile (…) et que chacun doit connaître ses capacités, mais aussi le rôle qu’il peut jouer» au service du pays. Ainsi, l’un des points qui semble au cœur de la manifestation reste la capacité des associations à mener des actions utiles au pays, dont certaines à caractère médiatique. «Notre pays a besoin que nous fassions preuve de plus de conscience et d’unité (…) Notre défi a tous est de renforcer le front intérieur, de souder la société face aux menaces extérieures, notamment «face aux actes hostiles des ennemis qui travaillent à la diffusion de mensonges», souligne Mme Hamlaoui. Elle appelle en ce sens au renforcement de la «citoyenneté numérique pour affronter les campagnes mensongères», en sus de préparer l’ensemble des acteurs de la société civile à devenir des contributeurs de la mobilisation de la société. Une force «capable de répondre aux crises et catastrophes, quelle que soit leur nature».
Renforcer la gestion interne des associations
Sur un autre plan, l’objectif de l’Université d’été de l’ONSC, est aussi de «renforcer les gestions administratives et financières» des associations. Ainsi, Mme Ibtissem Hamlaoui a fait savoir que des ateliers de formation participatifs seront organisés à chaque étape. Ce point, explique la responsable, est «l’une des préoccupations des associations (…) Les ateliers aborderont les questions des rapports avec l’administration, la gestion interne en plus des questions financières… ». Et dans cette logique de renforcement de la pérennité des associations, elle a expliqué qu’un «intérêt particulier» est accordé aux associations de défense du rôle des femmes dans la société.
La présidente de l’Observatoire national de la société civile estime que ce type de structures est indispensable pour «le développement global» du pays. «Ce sont des associations qui permettent notamment l’accompagnement des femmes dans l’économie, tout en préservant leurs droits (…) Notre conviction, à l’ONSC, est que le développement économique ne pourra se concrétiser pleinement que par la participation des femmes», a-t-elle souligné.
Nadir K.
