Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, a affirmé, hier, la poursuite des efforts soutenus de l’Algérie en faveur du renforcement de l’action arabe commune, ainsi que son engagement à contribuer aux différentes initiatives soutenant la sécurité et la stabilité.
Lors de sa participation à la 43e session du Conseil des ministres arabes de l’Intérieur, tenue par visioconférence, Saïd Sayoud a souligné l’attachement de l’Algérie à intensifier ses efforts pour promouvoir l’action arabe commune, devenue indispensable dans le contexte actuel.
Il a également réaffirmé la volonté de l’Algérie de contribuer positivement aux initiatives arabes et internationales en faveur de la sécurité et de la stabilité, afin d’assurer un développement durable et la sécurité de la région arabe. Il a rappelé que «l’Algérie, fidèle à ses principes constants, insiste sur le respect de la souveraineté des États, la non-ingérence dans leurs affaires intérieures et le recours au dialogue comme moyen de règlement des conflits», contribuant ainsi à préserver la région des répercussions des crises et à renforcer les perspectives de sécurité et de stabilité pour les peuples.
Dans ce cadre, Sayoud a exprimé «la solidarité de l’Algérie avec les pays arabes frères ayant été la cible d’attaques militaires iraniennes injustifiées et inacceptables», dans un contexte de dangereuse escalade militaire au Moyen-Orient.
Il a également présenté les condoléances et la compassion de l’Algérie aux familles des victimes, souhaitant que «les pays frères surmontent les pertes matérielles catastrophiques subies». Il a précisé que cette position «a été constamment exprimée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, à ses homologues arabes concernés par cette escalade», soulignant qu’elle «dépasse les considérations conjoncturelles pour s’inscrire dans un engagement de principe constant».
Il a aussi rappelé l’attachement du Président à «maintenir une communication régulière et continue avec ses homologues arabes durant cette phase délicate de l’histoire du Moyen-Orient et du monde arabe». Face à cette situation, le ministre a indiqué que l’Algérie «suit avec une vive préoccupation l’escalade des tensions au Moyen-Orient», en raison de leurs répercussions directes sur la sécurité et la stabilité régionales, ainsi que de leur impact sur l’économie mondiale et arabe. Cela se traduit notamment par «la perturbation des marchés de l’énergie, les dysfonctionnements des chaînes d’approvisionnement et l’aggravation des pressions économiques et sociales affectant le quotidien du citoyen arabe».
Risque d’aggravation des menaces sécuritaires
Dans ce contexte, Sayoud a averti que ces conditions «favorisent l’aggravation des menaces sécuritaires, le renforcement de l’activité des groupes terroristes et des organisations criminelles transnationales, ainsi que leur interconnexion croissante», notamment avec l’expansion du trafic de drogue, en particulier les drogues synthétiques, la migration irrégulière et la cybercriminalité».
À cet égard, il a réaffirmé que «l’Algérie soutient les différentes initiatives visant à développer l’action arabe commune», y compris la deuxième phase du plan de la stratégie arabe de lutte contre le terrorisme, soulignant «la nécessité d’adapter en permanence les mécanismes de mise en œuvre et de renforcer la rigueur dans la lutte contre le financement du terrorisme», notamment par une action ferme contre le trafic de drogue.
Il a également insisté sur l’urgence d’adopter une approche globale et intégrée reposant sur «le renforcement de la coordination sécuritaire arabe, l’intensification de l’échange d’informations et d’expertises, ainsi que le développement des mécanismes de lutte contre le terrorisme et son financement», tout en mettant l’accent sur les aspects préventifs visant à traiter les causes profondes de ces phénomènes.
Il a aussi évoqué la nécessité de «lier l’effort sécuritaire à la dimension du développement», à travers le renforcement de la gouvernance, la lutte contre la corruption, la sensibilisation sociale et l’investissement dans les capacités technologiques, notamment en matière de cybersécurité.
En conclusion, Sayoud a estimé que «malgré l’ampleur des défis auxquels fait face le monde arabe aujourd’hui, ceux-ci constituent également un levier pour unir les efforts et renforcer la solidarité arabe», en vue de bâtir «un système de sécurité arabe plus intégré et plus efficace, capable de répondre aux exigences de la conjoncture et de préserver les intérêts des États et des peuples».
Il convient de noter que l’ordre du jour de cette session comprend l’examen du projet de deuxième phase de la stratégie arabe actualisée de lutte contre le terrorisme, ainsi que des recommandations issues des conférences et réunions organisées par le secrétariat général entre deux sessions du Conseil, en plus d’autres questions importantes.
R.N
