Sifi Ghrieb a salué l’engagement du président de la République, à «relancer les projets inachevés qui ont coûté des sommes colossales à l’État sans atteindre leurs objectifs».
Pour sa première sortie sur le terrain, le Premier ministre, Sifi Ghrieb , accompagné du ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Said Sayoud, ainsi que par le ministre de l’Industrie, Yahia Bachir, a procédé à l’inauguration du complexe de trituration des graines oléagineuses et d’extraction des huiles végétales «Kotama Agrifood», avant d’inspecter l’avancement des travaux de la deuxième tranche du projet du terminal à conteneurs au port de Jijel. S’adressant aux médias, à l’issue de sa visite au complexe Kotama Agri Food, filiale de Madar Holding, Sifi Ghrieb a d’emblée salué l’engagement du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, à «relancer les projets inachevés qui ont coûté des sommes colossales à l’État sans atteindre leurs objectifs». Au sujet du complexe de trituration de graines oléagineuses et d’extraction d’huiles végétales «Kotama Agri Food», le Premier ministre a expliqué qu’il avait été «récupéré alors que son taux de réalisation ne dépassait pas 20%, tandis que les transferts bancaires de celui-ci avaient dépassé 60%, ce qui illustre l’ampleur du pillage». Et d’expliquer que «l’absence des études techniques nécessaires a retardé la réalisation du complexe, et des bureaux d’études étrangers avaient demandé près de six millions de dollars pour le mener à bien».
Nos cadres sont capables de relever des défis
Et d’ajouter que «les compétences algériennes, qu’il s’agisse d’ingénieurs, d’experts, de diplômés universitaires ou d’entreprises émergentes, ont réussi à fournir les mêmes services pour un coût, qui n’a pas dépassé 600 millions de centimes», ce qui reflète «le retour de la confiance dans nos compétences nationales», outre les gains réalisés par l’Etat. C’est pourquoi, selon le Premier ministre, «cette réalisation prouve que les cadres nationaux sont capables de relever des défis majeurs et de transformer un projet menacé d’échec en un atout pour l’économie nationale, en contribuant à réduire la facture des importations et à créer de nouveaux emplois». Aujourd’hui, a indiqué l’hôte de la wilaya de Jijel, «le projet représente un atout supplémentaire pour l’économie nationale en créant des emplois et constitue un exemple de lutte contre la corruption et de récupération des fonds publics».
«D’autres projets verront le jour…»
Et de réitérer l’engagement du Gouvernement à travailler en harmonie avec les directives du premier magistrat du pays en affirmant que «cela se fait conformément à la réalité du terrain, tout en veillant à lutter contre la corruption et à récupérer les fonds publics», non sans révéler que «tous les projets en difficulté seront achevés ou relancés dans l’intérêt du peuple algérien». «Notre devise est de travailler en silence et de laisser les chiffres parler d’eux-mêmes», dit-il avant d’annoncer «d’autres projets dans le cadre de la lutte contre la corruption».
Développement du port : Une des priorités
Pour sa seconde étape de sa visite au port de Jijel, pour superviser l’état d’avancement des travaux de la deuxième tranche du projet du terminal à conteneurs au port de Jijel, considéré comme l’un des plus grands ports de la Méditerranée, le Premier ministre a mis en exergue l’importance du plan d’extension et de développement de cette infrastructure portuaire, en indiquant que «le développement de ce port est l’une des priorités des pouvoirs publics, et son plan d’extension fera de Jijel un pôle économique et industriel central dans le pays». Il a insisté sur la nécessité d’accélérer la récupération des espaces disponibles au niveau du port pour l’exportation de ciment, avec l’affectation de 20 hectares au profit des particuliers et des investisseurs pour la construction de silos de stockage destinés à l’exportation.
Et de lancer à l’adresse des responsables des entreprise réalisatrices: «Nous voulons que ce projet soit achevé dans les délais impartis et pourquoi pas avant. Vous devez augmenter la cadence des travaux». Par ailleurs, il y’a lieu de noter que l’extension du port de Djen Djen est fondée sur l’augmentation de la capacité de cette infrastructure pour qu’elle puisse traiter environ 26 millions de tonnes de marchandises et de 5 millions de conteneurs par an. Raisons pour lesquelles, l’extension du port nécessitera une enveloppe financière de l’ordre de 310 milliards de dinars pour la digue principale de 3.100 mètres, la construction d’un quai de 3.000 mètres de long et de 20 mètres de profondeur et la construction de brise-lames sur un linéaire de 1.300 mètres avec un délai de réalisation estimé à 48 mois. Il est à noter, par ailleurs, que le complexe «Kotama Agri-Food», comprend une usine de trituration de graines oléagineuses et d’extraction d’huiles végétales brutes, une unité de stockage de la matière première (soja) et une autre pour le stockage et la commercialisation du produit fini.
Ce complexe devrait couvrir 40% des besoins nationaux en huiles végétales brutes et 60% des besoins en aliments pour animaux.
Ferhat Zafane
