Une épreuve longue et stressante. C’est en substance le sentiment partagé hier matin par des candidats au baccalauréat à l’issue de l’examen de mathématique.
Cette seconde journée du Bac 2025 a vu au programme pour les sept filières, les épreuves de mathématiques et d’anglais l’après-midi. Elle est perçue comme la «journée des scientifiques », nous dira un élève. Un petit groupe de candidats, tous scientifiques, que nous avons rencontrés au niveau du centre d’examen du CEM Haroun El Rachid (Alger-centre), ont tous affirmé que l’épreuve de mathématique a été «plus difficile que prévu». Aucune question-piège, mais des exercices, qui ont, disent-ils, «nécessité beaucoup de temps (…) ». «Je ne sais pas quoi mettre sur ma copie», admet un lycéen visiblement encore stressé après plus de trois heures face au sujet.
L’épreuve de math, pour les scientifiques, et plus encore pour la filière des mathématiques, est perçue comme le moment le plus important du baccalauréat : «La journée à ne pas rater pour espérer décrocher le diplôme», lance pour sa part, un de nos interlocuteurs. Les coefficients de la matière, entre 5 et 7, pour les filières des sciences expérimentales, de gestion, de techniques et de mathématiques, laissent en effet peu de doute sur l’importance de l’épreuve, et sur la nécessité «d’obtenir au moins la moyenne». Toutefois, la difficulté, ou non, d’une épreuve reste très subjective. Ainsi, contrairement aux quelques témoignages recueillis, d’autres candidats estiment que le sujet proposé hier matin a été, «plutôt abordable». Il se rapporte selon lui aux sujets révisés en cours. «Le plus difficile a été de choisir la bonne question», précise-t-il. Notre interlocuteur, qui passe le bac pour la seconde fois, explique en effet qu’il a pu éviter son «erreur» de l’année dernière. «L’épreuve est stressante (…) il faut s’y préparer mais surtout il faut savoir gérer le temps», ajoute-t-il. Les trois heures et demie», accordées à la filière scientifique sont en effet qualifiées de «juste suffisantes».
Une bonne note en mathématique signifie aussi un meilleur classement lors de l’orientation vers les universités. Pour rappel, les résultats du bac des dernières années avaient montré une très nette progression des filières scientifiques. Ainsi, alors que le taux de réussite global était de 58,28%, les candidats inscrits dans la branche «mathématique», avaient enregistré un taux de réussite bien supérieur, l’ordre de 82,25%. Un chiffre record, qui les place en première position. Par ailleurs, il est à noter que seule la filière gestion et économie n’avait pas atteint les 50%. Elle était restée à 47,38%, mais en progression par rapport au 34,39% de 2023.
Le ministère rappelle les règles
Et sur un autre plan, le ministère de l’Education a de nouveau exhorté les candidats à suivre les règles, avant, et durant, les épreuves. Ainsi, les quelques 890 000 candidats inscrits sont appelés à participer à la lutte contre la fraude. Trois règles sont à suivre, dont celle de respecter l’interdiction d’introduire un téléphone portable ou tout appareil de communication électronique. Ces derniers sont strictement proscrits dans les centres d’examen, «l’introduction de tout appareil même sans l’utiliser est considérée comme une infraction qui nécessite la disqualification du candidat».
Des espaces sont en ce sens prévus au niveau de l’entrée des centres où les candidats doivent remettre tous leurs téléphones au secrétariat de l’établissement. Par ailleurs, l’utilisation d’un téléphone, d’une montre ou de tout appareil électronique pour publier ou obtenir la réponse est «un délit puni par la loi», rappelle le ministère de l’Education. Et cela ne concerne pas uniquement les candidats au bac. La diffusion du sujet de l’épreuve sur internet «pendant le temps imparti pour cette même épreuve», par toute personne (candidat, instructeur, assistant, …), est un délit passible de lourdes sanctions. Un rappel du ministère, d’autant plus nécessaire que les autorités ont fait le choix cette année de ne pas couper l’Internet.
Nadir K.