Le Parti Sawt Echaab a appelé à l’ouverture d’un dialogue entre l’Autorité nationale indépendante des élections (Anie) et les partis politiques représentés dans les assemblées élues afin de clarifier certains points liés à l’organisation et à l’interprétation des procédures relatives aux prochaines élections locales.
Réuni hier sous la présidence de son président, Lamine Osmani, le bureau politique national du parti a consacré ses travaux à l’examen de la situation nationale, régionale et internationale, ainsi qu’à l’évaluation de son activité politique et organisationnelle.
Le parti a salué la convocation du corps électoral pour l’élection des membres des Assemblées populaires communales et de wilaya, prévue le 28 novembre 2026, considérant ce scrutin comme une échéance politique et institutionnelle importante pour renouveler les assemblées élues et améliorer la gestion des collectivités locales.
La même formation politique estime que ces élections doivent contribuer à améliorer les services publics et à mieux répondre aux préoccupations des citoyens. Dans cette perspective, elle a décidé de poursuivre la réorganisation de ses structures et de renforcer sa préparation en vue du scrutin.
Elle prévoit également l’élaboration de programmes locaux réalistes et réalisables pour chaque commune et chaque wilaya, en plaçant le développement local et le service au citoyen au centre de son action électorale.
Un poids parlementaire
Le bureau politique national s’est également félicité de la constitution d’un groupe parlementaire de 16 députés, à l’issue des dernières élections législatives.
Le parti considère que cette progression de sa représentation au Parlement lui confère une responsabilité politique accrue. Il entend, dans ce cadre, apporter une «valeur ajoutée» au travail parlementaire et institutionnel.
Le bureau politique a insisté sur la nécessité de passer désormais de la phase de campagne électorale à celle du travail institutionnel et de l’action au service du citoyen.
Sur le plan politique, le Parti Sawt Echaab a renouvelé son appel à l’ouverture d’un dialogue national «véritable, sérieux et responsable», réunissant les différentes composantes de la classe politique.
L’objectif affiché est de contribuer à l’élaboration d’une vision commune sur les politiques publiques et leur évolution, dans un contexte marqué, selon le parti, par des défis économiques, sociaux et politiques, ainsi que par des enjeux régionaux et internationaux croissants.
Le parti estime également nécessaire de s’orienter vers un gouvernement politique réunissant volonté politique, compétence et expérience, tout en s’appuyant sur les compétences technocratiques. Cette démarche permettrait, selon lui, d’élargir la participation à la prise de décision et au partage des responsabilités.
Les incendies au cœur des préoccupations
Les récents incendies ayant touché plusieurs wilayas ont également été abordés lors de la réunion. Le bureau politique a observé une minute de silence à la mémoire des victimes, notamment celles des wilayas de Jijel et de Béjaïa, et a exprimé sa solidarité avec les familles sinistrées.
Le parti a salué la mobilisation de l’Armée nationale populaire, des services de sécurité, de la Protection civile et des différents services publics, ainsi que celle des citoyens et des bénévoles.
Il a toutefois appelé à passer d’une logique d’intervention après la catastrophe à une véritable politique nationale fondée sur la prévention, l’anticipation, l’alerte et l’intervention rapide.
Le parti de Lamine Osmani a, par ailleurs, salué les décisions prises lors de la réunion consacrée aux conséquences des incendies, présidée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, en présence de hauts responsables civils et militaires et des walis concernés.
Ces mesures, estime le parti, doivent permettre une prise en charge urgente des sinistrés et contribuer à renforcer la confiance entre les citoyens et les institutions de l’État.
«La sécurité de l’Algérie est une ligne rouge»
En conclusion, le parti a réaffirmé son soutien aux décisions et mesures prises par les hautes autorités, qu’il considère comme contribuant à la protection de l’Algérie, à sa sécurité et à sa stabilité.
Le Parti Sawt Echaab souligne que les divergences sur les visions politiques ou les méthodes de gestion des affaires publiques sont naturelles dans une vie politique pluraliste. Il estime, toutefois, que la sécurité, la stabilité, l’unité nationale et la souveraineté du pays constituent une «ligne rouge».
Le parti réaffirme ainsi son attachement à une Algérie «libre, souveraine, stable, sûre et respectée».
