Dans les tuyaux depuis plusieurs années, le projet de création d’une banque postale revient au devant de la scène. Le gouvernement s’est en effet penché, hier, lors de sa réunion hebdomadaire, sur le projet dont le lancement était «prévu» avant la fin de l’année écoulée.
Dans le cadre des efforts visant à renforcer et moderniser les services bancaires et financiers, «le gouvernement a écouté un exposé sur le projet de création d’une banque postale», est-il souligné dans le communiqué des services du Premier ministère sanctionnant la réunion du gouvernement. Ce projet sera concrétisé «sous forme de filiale d’Algérie Poste», précise la même source, soulignant que cette initiative «vise à rapprocher les services bancaires des citoyens, à capter l’épargne financière et à améliorer la qualité et la diversité des services financiers». Dans la déclaration de politique générale du gouvernement en octobre 2023, il est précisé que le projet est «en cours d’examen par les services des ministères chargés des finances et de la poste, en collaboration avec la Banque d’Algérie».
Lors d’une journée d’information sur la modernisation du secteur économique et financier organisée par le ministère des Finances, en mai 2024, l’ancien premier argentier du pays, Laaziz Faid, avait pour rappel annoncé que le projet de création d’une banque postale est «officiellement relancé», précisant que son département travaillait en étroite collaboration avec le ministère de la Poste et des Télécommunications pour étudier ce projet, qui «avance très bien». La Banque postale, un projet longtemps attendu en Algérie, «devrait voir le jour avant la fin de l’année», avait-il assuré. Régulièrement évoquée ces dernières années, ce projet vise à exploiter le vaste réseau des bureaux de poste du pays estimé à près de 4 300 en 2023. Le réseau postal, totalement connecté, couvre toutes les régions du pays et participe grandement dans l’inclusion financière avec plus de 27,5 millions de comptes courants postaux, fin juin 2023. Est-ce la relance effective du projet cette fois-ci ?
Cultures stratégiques et sécurité alimentaire
En outre, la réunion du gouvernement a été consacrée également «à l’examen de l’état d’avancement de la mise en œuvre des programmes complémentaires dédiés à certaines wilayas du pays». Ces programmes «constituent un axe essentiel de la vision stratégique du Président de la République, visant à réduire les disparités de développement entre les wilayas et à impulser leur dynamique économique et sociale», précise le communiqué. Le gouvernement a aussi écouté une présentation relative au raccordement au réseau électrique des exploitations et des projets agricoles majeurs, destinés aux cultures stratégiques.
«Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme ambitieux pour atteindre la sécurité alimentaire, approuvé par le Président de la République», souligne le communiqué précisant que l’Etat a, à cet égard, mobilisé d’«importants moyens» pour la réussite de ces projets, notamment à travers «l’adoption de solutions techniques innovantes afin d’assurer une couverture énergétique adaptée aux besoins croissants des régions concernées». Le gouvernement a également entendu un exposé sur l’évaluation de l’organisation des examens du BEM «considérés comme une étape importante dans le parcours scolaire des élèves, et qui se sont déroulés dans de bonnes conditions, marqués par la gouvernance, la transparence et l’intégrité éducative».
Enfin, le gouvernement a pris connaissance «d’une présentation sur le projet de stratégie de gestion et de traitement des déchets pour la période 2025-2029». Il s’agit selon le communiqué «d’un plan national visant à construire un système efficace et intégré de gestion des déchets, basé sur leur réduction, l’amélioration du tri, la valorisation, la création d’emplois verts, ainsi que le renforcement de la participation locale et la contribution à l’amélioration de la qualité de l’environnement».
A.I.