Le texte de loi s’inscrit dans l’optique de diversification de l’économie nationale, tout en poursuivant les efforts de réduction de la dépendance à la rente pétrolière.
Le Premier ministre, Sifi Ghrieb, a présidé, hier, une réunion du Gouvernement. Une réunion consacrée à plusieurs dossiers, notamment le projet de loi de Finances 2026.
«Le Gouvernement a poursuivi l’examen de l’avant-projet de loi des finances pour 2026, en prévision de sa présentation en Conseil des ministres pour adoption», indique un communiqué des services du Premier ministère. Un projet de loi examiné, en septembre dernier, lors de la première réunion du gouvernement sous l’ère Sifi Ghrieb, notamment les différentes mesures proposées visant à encourager l’investissement et à promouvoir les exportations hors hydrocarbures, ainsi qu’à renforcer les mécanismes de prise en charge des différentes exigences sociales et économiques, et ce, à travers la mobilisation optimale des ressources publiques disponibles et leur utilisation efficace, garantissant, ainsi, un processus de croissance durable. L’élaboration du budget de l’État pour l’année 2026 doit, en effet, prendre en considération le contexte actuel, marqué par des défis économiques complexes, résultant de tensions géopolitiques et de changements climatiques. Par ailleurs, le budget devra intégrer les priorités du gouvernement, notamment à travers une sélection rigoureuse des projets selon leur caractère stratégique et leur cohérence avec les orientations de la politique nationale ; l’exploitation des résultats des évaluations budgétaires déjà réalisées et la rationalisation des dépenses publiques. Le plafond des dépenses pour la période 2025-2027 est estimé à 17 400 milliards de DA, conformément aux prévisions de la loi de finances 2025.
En d’autres termes, le PLF 2026 doit impérativement s’inscrire dans l’optique de diversification de l’économie nationale, tout en poursuivant les efforts de réduction de la dépendance à la rente pétrolière. Par ailleurs, le Gouvernement a examiné un avant-projet de loi fixant les règles générales relatives aux services de confiance pour les transactions électroniques et à l’identification électronique. «Ce projet vise à mettre en place un cadre national unifié et modernisé de certification et de signature électronique, lequel permettra d’instaurer un environnement numérique de confiance favorisant ainsi le développement et l’utilisation sécurisée des services numériques», précise le communiqué du gouvernement. La même source ajoute que le Gouvernement a entendu une communication sur les résultats de la 4ème édition de la foire commerciale intra-africaine IATF et les mécanismes de suivi. «À cette occasion, il a été mis en exergue les efforts consentis par l’Etat pour la réussite de cette édition, considérée comme un succès total pour tout le continent africain, eu égard notamment au nombre de contrats signés, ayant surpassé toutes les attentes, et le nombre record de visiteurs en présentiel et à distance», est-il mentionné. Aussi, le Gouvernement «a examiné une série de mesures qui doivent être mises en place afin d’assurer la poursuite de cette dynamique dans l’objectif de contribuer à l’intégration économique et commerciale continentales», lit-on.
Enfin, le Gouvernement a entendu une communication sur la feuille de route pour le développement des microentreprises à travers les dispositifs d’aide de l’Agence nationale d’appui et de développement de l’entrepreneuriat (ANADE) et l’Agence nationale de gestion du micro-crédit (ANGEM). «Cette feuille de route vise à renforcer l’inclusion financière et à développer des emplois durables en facilitant l’intégration des microentreprises dans les chaînes de valeurs et en leur proposant des financements adaptés», conclut le communiqué du gouvernement.
R.N..
