L’objectif est de retirer définitivement ces bus de la circulation et de les remplacer par des véhicules neufs et modernes.
Les directions des transports des différentes wilayas du pays ont entamé, samedi, le processus de remplacement des bus âgés de plus de 30 ans par de nouveaux véhicules. À cet effet, elles ont invité les exploitants de transport de voyageurs concernés à se rapprocher de leurs services afin d’entamer les procédures de renouvellement de leurs véhicules.
Cette démarche intervient à la suite de la réunion de coordination tenue mercredi dernier, au cours de laquelle le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, a donné des instructions pour accélérer la mise en œuvre des différentes procédures visant à concrétiser, dans les meilleurs délais, le programme de renouvellement du parc automobile.
Les transporteurs exploitant un véhicule fabriqué en 1996 ou avant sont ainsi appelés à se rapprocher de la Direction des transports de leur wilaya afin de finaliser l’opération de renouvellement de leur véhicule.
La procédure de retrait
Les directions des transports ont précisé que le dossier nécessaire à la procédure doit notamment comprendre une demande de remplacement de l’ancien bus par un véhicule neuf, la décision d’exploitation initiale, la carte de pointage ou la carte de ligne d’origine, ainsi que la carte d’immatriculation originale de l’ancien bus.
La Direction des transports de la wilaya d’Alger a précisé qu’après le dépôt du dossier, le transporteur reçoit une première attestation lui permettant de déposer son ancien véhicule auprès d’une unité de la Société nationale de récupération des véhicules (SNRV).
Après présentation de ce document officiel, la Direction des transports délivre une seconde attestation permettant au transporteur de finaliser l’acquisition du nouveau bus, soit par achat direct, soit par le biais d’un financement bancaire auprès d’un opérateur agréé.
Des avantages financiers
Afin de faciliter cette transition et d’encourager le retrait des véhicules vétustes, les pouvoirs publics ont mis en place plusieurs avantages fiscaux et facilités au profit des opérateurs de transport.
L’État a notamment prévu une exonération totale des droits de douane et de la fiscalité pour un quota de 10 000 bus destinés au transport collectif. Cette mesure s’inscrit dans le cadre du programme national de renouvellement du parc de transport collectif, lancé sur instruction du président de la République.
À ce jour, 6 492 autobus ont déjàété importés depuis le lancement de l’opération.
Selon un communiqué de l’Organisation nationale des transporteurs algériens (ONTA), publié sur sa page Facebook, les transporteurs souhaitant poursuivre leur activité bénéficient également de plusieurs facilités pour l’acquisition d’un nouveau véhicule.
Outre les exonérations de droits de douane et de fiscalité, les acquéreurs bénéficient d’une subvention de l’État représentant 20 % de la valeur d’acquisition du bus neuf.
Un renouvellement progressif
Le plan de renouvellement du parc de bus sera mis en œuvre progressivement et concerne quelque 84 000 véhicules. Le vieillissement du parc est considéré par les pouvoirs publics comme l’un des facteurs contribuant à la multiplication des accidents de la route.
Ces mesures s’inscrivent dans le cadre des efforts engagés par les autorités pour moderniser le parc de transport public, améliorer les conditions de déplacement des passagers et renforcer la sécurité ainsi que la qualité du service à travers les différentes wilayas du pays.
La récurrence des accidents dramatiques impliquant des moyens de transport vétustes a conduit les hautes autorités de l’État à prendre des mesures visant à accélérer le renouvellement du parc.
À la suite de la tragédie survenue à El Harrach l’été dernier, et sur instruction du président de la République, le retrait prioritaire des bus âgés de plus de 30 ans ainsi que l’importation de milliers de véhicules neufs ont été décidés afin de renforcer la sécurité des citoyens.
S. Smati
