Selon le site émirati 24.ae, la trêve de Ghaza n’est pas née d’un discours ni d’un sommet, mais d’une rencontre tenue à huis clos.
Par Rédaction de Crésus
Le média révèle qu’un entretien de 45 minutes entre les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner et des représentants du Hamas, conduit par Khalil al-Hayya, a permis de finaliser l’accord de cessez-le-feu aujourd’hui salué par Donald Trump comme un tournant historique.
D’après les sources citées, le président américain avait donné son feu vert à cette entrevue confidentielle après avoir été informé par les médiateurs du Qatar et de l’Égypte de l’imminence d’un compromis. Les discussions se sont tenues au complexe balnéaire Four Seasons de Sharm el-Sheikh, loin des caméras et des diplomates. Witkoff et Kushner y auraient transmis des garanties directes de la Maison-Blanche : l’entité suspendrait ses opérations militaires, à condition que le Hamas signe un engagement clair de non-reprise des hostilités.
La réunion, qualifiée de “moment décisif” par des sources arabes, aurait réuni d’un côté les envoyés de Trump, de l’autre les chefs du Hamas en exil, appuyés par des responsables du renseignement égyptien et qatari. Le ton fut d’abord tendu. Les délégués palestiniens ont dénoncé la poursuite des bombardements malgré les promesses américaines. Mais après de longues minutes, un accord de principe aurait été trouvé : la libération des otages sionistes contre un retrait partiel des troupes et un engagement de reconstruction internationale.
Les témoins rapportent qu’à l’issue du tête-à-tête, les représentants du Hamas se sont réunis avec les médiateurs arabes pour finaliser le texte du cessez-le-feu. Quelques heures plus tard, la trêve était annoncée et Donald Trump saluait “le début d’une ère de paix et de prospérité”.
Pour 24.ae, cette réunion éclaire la diplomatie parallèle menée par Trump, où la négociation se joue plus dans les salons feutrés que sur les tribunes officielles. L’image d’un président improvisé en faiseur de paix masque mal les enjeux réels : une trêve fragile, négociée sous pression et suspendue à la bonne volonté des belligérants.
R.C.
