Concernant les prix, Groupe Agro-logistique garantit aux consommateurs que le kilogramme de viande ovine ne dépassera pas 1 860 dinars, un tarif considéré comme compétitif et similaire à celui pratiqué lors du Ramadan précédent.
«Les quantités seront réceptionnées progressivement, puis orientées vers les abattoirs publics, où elles seront abattues en fonction des besoins du marché», a déclaré Mohamed Betraoui, président-directeur général du groupe public Groupe Agro-logistique (AGROLOG).
À l’approche du mois sacré, le groupe met en place un vaste dispositif d’approvisionnement visant à garantir la disponibilité des produits de consommation courante et la stabilité des prix. L’importation de bétail, la multiplication des points de vente et la constitution de stocks stratégiques figurent parmi les principales actions de ce plan.Dans le cadre de la préparation pour le Ramadan, Agrolog, en collaboration avec des opérateurs privés, a lancé une opération d’importation de bétail vivant : 72 000 têtes de bovins et près de 140 000 têtes d’ovins, provenant de pays tels que l’Espagne, la Roumanie et le Brésil. Le volume total importé est estimé à environ 18 000 tonnes.
Selon Mohamed Betraoui, les animaux importés seront réceptionnés progressivement avant d’être orientés vers les abattoirs publics pour y être abattus en fonction des besoins du marché. L’importation d’animaux vivants s’inscrit dans une logique de régulation de l’offre, tout en créant des emplois et en valorisant les sous-produits, notamment les peaux. À ce jour, 20 000 têtes d’ovins et 5 000 têtes de bovins ont déjà été réceptionnées, avec des livraisons supplémentaires attendues par étapes.
Un réseau de distribution national mobilisé
Afin de garantir la disponibilité des viandes rouges tout au long du mois sacré, 400 points de vente ont été mobilisés à travers 58 wilayas, en coordination avec l’Office national de l’alimentation du bétail (ONAB) et la société Alviar. Des concertations sont également en cours avec les walis de la République pour ouvrir de nouveaux points de vente, notamment dans les nouvelles wilayas issues du dernier découpage administratif décidé par le Président de la République.
En ce qui concerne les prix, Agrolog assure aux consommateurs que le kilogramme de viande ovine ne dépassera pas 1 860 dinars, un tarif jugé raisonnable et proche de celui appliqué durant le précédent Ramadan.
Le principal problème qui persiste sur le marché reste la hausse des prix des viandes locales. Bien que des quantités importantes de viande importée aient été mises en vente à des prix compris entre 1 200 et 1 350 dinars le kilogramme, les prix des viandes locales demeurent très élevés. La décision d’importer des têtes de bétail et de les abattre en Algérie vise à faire baisser ces prix et à réguler l’offre sur le marché.
Concernant les viandes blanches, Agrolog a exclu l’idée d’importation, en raison de la suffisance de la production nationale. Un stock de 20 000 tonnes a été constitué pour garantir la stabilité des prix pendant tout le mois de Ramadan.
Parallèlement, Agrolog a constitué d’importants stocks de produits agricoles de large consommation, notamment 60 000 tonnes de pommes de terre, 15 000 tonnes d’oignons, 3 000 tonnes d’ail et 6 000 tonnes de pommes, afin d’assurer un approvisionnement régulier du marché tout au long du mois sacré.
Anticipation pour l’Aïd El-Adha
Au-delà du Ramadan, les autorités publiques anticipent déjà la fête de l’Aïd El-Adha. À cet égard, le Premier ministre, Seifi Ghrib, a annoncé, lors d’une réunion gouvernementale, la décision du Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, d’importer un million de têtes de moutons pour soutenir le marché du bétail et éviter toute tension sur l’offre à l’approche de cette fête importante.
Cette mesure s’inscrit dans la continuité des décisions prises l’année précédente lors du Ramadan et de l’Aïd, qui avaient permis de maintenir une offre suffisante et de maîtriser, dans une certaine mesure, les prix. Reste à savoir si, avec une anticipation plus précoce et des volumes plus importants cette année, les prix seront contenus et si la disponibilité sera au rendez-vous, ou si le marché connaîtra les mêmes tensions qu’en 2025.
K.Z.
