La secrétaire générale du Parti des Travailleurs, Louisa Hanoune, a appelé, hier, à l’expulsion des «entités émiraties» présentes en Algérie et à la saisie ainsi qu’à la sécurisation des institutions et entreprises économiques qu’elles détiennent. Elle a estimé que leur présence constitue «un danger» pour la souveraineté nationale et la sécurité de l’État.
Hanoune a imputé aux Émirats arabes unis un rôle destructeur dans plusieurs pays arabes et africains, notamment la Libye, le Soudan, le Yémen, la Palestine et la Somalie, affirmant que cela s’inscrit dans un «agenda américano-sioniste» visant à démanteler les États et semer le chaos dans la région.
Elle a demandé la mise en œuvre de mesures souveraines urgentes pour retirer la propriété des installations appartenant aux entités émiraties, récupérer la société du tabac( Staem), et rétablir la souveraineté complète sur le port d’Alger, saluant les décisions déjà prises par l’État dans ce sens.
Hanoune a souligné que la protection du pays contre les menaces extérieures «exige de consolider le front intérieur», ce qui passe, selon elle, par l’élargissement des droits et libertés et par la capacité du peuple algérien à défendre sa patrie dans un cadre politique démocratique.
Sur le plan interne, elle a salué l’appel du président de la République à la jeunesse algérienne résidant à l’étranger ou ayant quitté le pays pour des raisons sociales et politiques, considérant cette initiative comme positive pour l’apaisement politique et la réconciliation nationale. Elle a toutefois insisté pour que cet appel soit accompagné d’un programme «concret» visant l’intégration sociale et économique des jeunes, avec la création d’emplois réels, l’ouverture de perspectives d’avenir et le traitement des causes profondes de l’émigration irrégulière, «loin des approches sécuritaires et judiciaires basées sur la criminalisation».
Hanoune a également appelé à la mise en œuvre de mesures urgentes pour un «déblocage politique intérieur», permettant de créer un climat politique et médiatique garantissant l’exercice complet des droits de citoyenneté, en particulier face aux transformations internationales rapides.
Elle a précisé avoir discuté de ces dossiers lors d’une rencontre avec le président de la République et ses conseillers, recevant un engagement pour renforcer la liberté d’expression, qu’elle considère comme une étape essentielle à la construction d’un front intérieur solide capable de faire face aux défis régionaux et internationaux.
A.M.
