Le texte de loi a été élaboré sur la base d’un prix de référence du baril de pétrole à 60 dollars et d’un prix du marché à 70 dollars.
Le Gouvernement, à travers la Loi de Finances 2026, affiche ses ambitions et réaffirme son engagement pour la poursuite des efforts de diversification de l’économie nationale, en stimulant la croissance à travers la promotion de l’investissement et la préservation du pouvoir d’achat des citoyens,
Devant les membres de la Commission des Finances et du Budget de l’Assemblée populaire nationale, et en présence de la ministre chargée des relations avec le parlement, Nadjiba Djilali, le ministre des Finances, Abdelkrim Bouzred, a indiqué, hier, que «pour atteindre cet objectif, le Gouvernement a mobilisé un important budget, avoisinant les 17 636 milliards de DA».
Cela témoigne, selon le premier argentier du pays, de «la volonté de l’Etat à poursuivre cette dynamique de croissance et de développement et d’honorer les engagements du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, concernant la revalorisation des salaires des fonctionnaires, des bourses d’étudiants et de l’allocation chômage».
Rappelant que que «la loi de finances 2026 a été élaborée sur la base d’un prix de référence du baril de pétrole à 60 dollars et d’un prix du marché à 70 dollars», le ministre a indiqué que «la masse salariale à venir s’élève à 5 926 milliards de DA, représentant 33,6 % du total du budget de l’État, avec une augmentation de 83 milliards de DA (soit 1,4 %) comparativement à 2025 (5 843 milliards de DA)».
Concernant les transferts sociaux, Abdelkrim Bouzred a précisé que «l’Etat consacre 2812 milliards de DA en faveur des institutions publiques, ainsi que 2 284 milliards de dinars de transferts directs aux citoyens, incluant une enveloppe de 420 milliards pour l’allocation chômage».
«Un budget conséquent a été également prévu pour le secteur de l’habitat» en ce sens que, selon le ministre des Finances, « la loi de Finances prévoit un programme de 310 000 logements, dont 300 000 unités pour la formule location-vente (AADL) et 10000 autres locatifs (LPL), alors que pour les équipements publics, il est prévu la réalisation de 430 structures, entre établissements scolaires et centres de soins».
Transparence financière
Abordant la question des subventions aux produits de large consommation, notamment les céréales, le lait, le sucre, l’huile, et le café, Abdelkrim Bouzred a fait savoir que cela représente un montant global de 657 milliards de DA, tandis que les dépenses d’investissement prévues s’élèvent à 4 073,8 milliards de DA.
En matière de mesures fiscales et douanières destinées à renforcer le contrôle et réduire la fraude, Abdelkrim Bouzred, a fait savoir que «la loi de finances a introduit une série de mesures destinées à améliorer la transparence financière et qui s’inscrivent dans les efforts de l’État pour lutter contre l’évasion fiscale, le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme».
Et de préciser que «la loi de Finances prévoit une hausse des taxes aux frontières, notamment sur la consommation de carburant pour les véhicules utilitaires et particuliers, ainsi qu’une tarification progressive en fonction du nombre de passages quotidiens».
Pour ce qui est de la croissance économique, le ministre a fait savoir que «le Gouvernement prévoit un croissance de 4,1 % en 2026, tirée essentiellement par les secteurs hors hydrocarbures, avec une progression attendue à 4,5 % en 2028».
Des déficits globaux du Trésor
Quant au PIB hors hydrocarbures, il devrait, selon le ministre, «atteindre 36 286,5 milliards de DA en 2026, traduisant une dynamique de diversification économique».
Pour ne citer que le secteur agricole, Abdelkrim Bouzred a fait savoir que «la production céréalière est appelée à croître de manière significative, passant de 44 à 62 millions de quintaux entre 2026 et 2028 au moment où le secteur industriel pourrait enregistrer un taux de croissance annuel moyen de 6,2 %, tandis que le BTP atteindrait 5,1 %, soutenu par une meilleure valorisation des matériaux de construction locaux».
Abordant la question de l’équilibre des finances publiques, le ministre a fait savoir que «l’évolution des recettes et des dépenses budgétaires devrait dégager des déficits globaux du Trésor successifs de 5 186,6 milliards de dinars en 2026 (12,4 % du PIB), de 5 133,8 milliards de DA en 2027 (11,4 % du PIB) et de 5 417,1 milliards de DA en 2028 (11,2 % du PIB).
Ferhat Zafane
