La Secrétaire générale du Parti des Travailleurs, Louisa Hanoune, a révélé, hier, les réserves émises par sa formation politique à propos du projet de loi de finances pour l’année 2026.
Lors d’une rencontre animée avec les militants et les membres du bureau de wilaya du parti à Alger, au cours de laquelle elle a abordé plusieurs questions d’actualité nationale et internationale, Louisa Hanoune a déclaré que «le projet de loi de finances doit refléter une orientation politique visant à corriger les politiques actuelles et à répondre aux aspirations populaires et ouvrières». Elle a également insisté sur la nécessité pour que «le projet de loi de finances soit en cohérence avec les déclarations des responsables, et qu’il n’y ait pas de contradiction à ce niveau».
Par ailleurs, Louisa Hanoune a relevé que «la masse salariale a augmenté de 1,4 % au moment où l’ANEM, dans son rapport, a fait savoir que le nombre d’inscrits pour l’allocation chômage est de 2,4 millions. C’est-à-dire le même chiffre donné en 2021 lorsque le président de la République avait décidé d’instituer cette pension». Et de s’interroger sur l’exactitude des chiffres sachant que, selon elle, «l’allocation chômage est inclusive y compris pour les primo-demandeurs». Néanmoins, la responsable du PT a salué les mesures sociales et économiques incluses dans la loi de finances qui visent à «soutenir le pouvoir d’achat des citoyens et à améliorer les conditions professionnelles des travailleurs, notamment à travers l’augmentation des salaires».
Pour une action commune
Evoquant le plan de gouvernance défendu par le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, en soulignant la nécessité de l’interconnexion avec les wilayas, la secrétaire générale du PT s’est dite «pour une action commune aux niveaux central et local, destinée à encourager la coordination inter-wilayas, notamment entre les wilayas limitrophes, afin d’accélérer la cadence de réalisation des projets de développement local selon une démarche intégrée».
La loi sur les partis et le dialogue national
Concernant la loi sur les partis, elle a affirmé que sa formation politique «a pris l’initiative d’envoyer ses observations sur le texte de loi à la commission concernée, en attendant son examen lors de la session parlementaire en cours».
Au sujet du dialogue national, Louisa Hanoune a affirmé que sa formation politique plaide pour «l’ouverture d’un dialogue démocratique national global, réunissant les différentes composantes et acteurs de la société, notamment les partis, les associations et les organisations syndicales». «L’objectif est de participer à l’élaboration de solutions et de proposer des initiatives sur diverses questions nationales», a-t-elle souligné. Elle a également mis en avant «la nécessité d’élaborer une stratégie nationale et un plan de développement des investissements publics, afin de favoriser la création de richesses renouvelables et d’emplois permanents pour lutter contre le chômage».
Sur un autre plan, Louisa Hanoune a estimé que l’attribution du Prix Nobel de la paix à l’opposante vénézuélienne, Maria Coirina Machado, est une récompense à un «agent de l’administration américaine» et qu’elle est «prête à vendre son pays à l’entité sioniste».
Ferhat Zafane
