La production algérienne de pétrole a atteint 951 000 barils par jour, en septembre.
Portée par la levée progressive des coupes volontaires décidées par l’Opep+, l’Algérie augmente, pour le cinquième mois consécutif, sa production pétrolière. Selon le rapport mensuel publié lundi par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), la production pétrolière de l’Algérie a atteint, en septembre, 951 000 barils par jour. Soit 11 000 barils de plus qu’en août où la production affichait 940 000 barils par jour. La production algérienne se rapproche de son niveau le plus élevé, atteint en décembre 2023 avec 957 000 barils par jour. Selon les prévisions de l’Opep, elle devrait passer à 963 000 barils fin octobre, puis à 967 000 en novembre. Ces augmentations successives de la production pétrolière du pays s’expliquent par la levée des réductions volontaires décidées par le groupe des huit pays d’Opep+, dont l’Algérie, depuis avril dernier afin de réinjecter sur le marché les 2,2 millions de barils par jour retirés l’an dernier pour stabiliser les prix. La dernière décision d’augmentation a concerné le mois de novembre avec une hausse de 137 000 barils par jour. Un niveau similaire à celui décidé pour le mois d’octobre en cours.
Une demande mondiale en hausse
Tablant sur une croissance économique toujours robuste, l’Opep reste optimiste quant à la croissance de la demande mondiale de pétrole et maintient ses prévisions de croissance de la demande inchangées pour 2025 et 2026. Dans son rapport, l’organisation pétrolière prévoit que la demande mondiale de pétrole atteindra en moyenne 105,1 millions de barils par jour cette année et 106,5 millions de l’année prochaine. Cette prévision, inchangée par rapport au rapport du mois dernier, repose sur des prévisions de croissance de la demande de 1,2 million de barils par jour en Chine, en Inde et sur d’autres marchés asiatiques.
«La poursuite de l’activité économique robuste dans les autres pays d’Asie, la reprise continue du trafic aérien mondial et les besoins attendus en matières premières pétrochimiques seront autant de facteurs clés pour la croissance de la demande de pétrole en 2025», a précisé l’Opep. La vision optimiste de l’Opep concernant le marché contraste, cependant, avec les avertissements de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), qui a déclaré dans son rapport mensuel de septembre que les stocks mondiaux devraient augmenter de 2,5 millions de barils par jour en moyenne au second semestre 2025 en raison d’une offre supérieure à la demande.
Un marché en resserrement
Selon le rapport, l’Opep+ a augmenté, conformément à ses décisions antérieures d’accroître les quotas de production, sa production de brut de 630 000 barils par jour en septembre, atteignant 43,05 millions de barils par jour, avec l’Arabie Saoudite comme principal contributeur, ayant accru sa production de 248 000 barils par jour. Avec une demande de pétrole Opep+ attendue à 43,1 millions de barils par jour en 2026, le rapport prévoit que le marché mondial connaîtra un déficit de 50 000 barils par jour si le groupe élargi maintient le rythme de septembre. Ce qui constitue une mise à jour notable par rapport à ses prévisions antérieures qui tablaient sur des déficits plus importants.
Le rapport du mois dernier évoquait un déficit de 700 000 barils par jour en 2026 si l’Opep+ conservait le rythme d’août. Ce déficit modeste renforce le discours de l’Opep sur un marché en resserrement, même si certains prévisionnistes externes continuent de mettre en garde contre des excédents imminents. L’Opep a, par ailleurs, maintenu ses prévisions de croissance de la production pétrolière hors Opep+ inchangées à 800 000 barils par jour cette année, soutenue par des augmentations de production aux Etats-Unis, au Brésil, au Canada et en Argentine. Les prévisions pour l’année prochaine restent également stables, à 600 000 barils par jour.
Saïd S.
