Des réunions techniques sont prévues pour élaborer une feuille de route pour le projet.
Le secteur de l’énergie nationale connaît un regain d’intérêt chez les investisseurs internationaux. Le dernier en date à manifester son intérêt pour le secteur algérien de l’énergie est la société koweïtienne Metro Holding Company, dont le président du conseil d’administration, Cheikh Mishal Al-Jarrah Al-Sabah, a été reçu, hier, en audience par le ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, Mohamed Arkab.
Selon un communiqué du ministère, cette rencontre a été consacrée à l’examen des opportunités de coopération entre l’Algérie et le groupe koweïtien, notamment dans le domaine des énergies renouvelables et du développement de projets liés à l’hydrogène vert. Lors de cette réunion à laquelle ont assisté le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Energie chargé des Energies renouvelables, Noureddine Yassa, le président-directeur général du groupe Sonatrach, Rachid Hachichi, ainsi que des cadres du secteur, Cheikh Mishal Al-Jarrah Al-Sabah a présenté un projet d’investissement ambitieux en Algérie, basé sur l’exploitation du potentiel important de l’énergie solaire et éolienne pour la production et l’exportation d’hydrogène. Selon le communiqué du ministère, le projet inclut un volet technologique important reposant sur le transfert de technologie et la localisation de l’industrie, en particulier l’industrie des électrolyseurs. Le projet repose également sur le développement des compétences nationales et la promotion du contenu local, ce qui, ajoute le communiqué, permettra de créer des partenariats durables. Les deux parties ont convenu d’organiser des réunions techniques entre experts afin d’élaborer une feuille de route pour la concrétisation de ce projet.
Des atouts établis
De son côté, le ministre de l’Energie a tenu à rappeler les atouts de l’Algérie en la matière. Grâce à sa situation géographique stratégique, ses ressources énergétiques renouvelables et ses infrastructures développées, l’Algérie était en mesure de devenir un pôle régional de premier plan dans la production et l’exportation d’hydrogène vert vers l’Europe, a affirmé Mohamed Arkab. Il a souligné que le projet du «corridor sud de l’hydrogène», reliant l’Algérie à l’Europe et soutenu par une déclaration d’intention signée à Rome en janvier 2025, traduit l’engagement de l’Algérie à diversifier ses approvisionnements énergétiques, à réduire ses émissions de carbone et à renforcer l’intégration énergétique avec l’Europe. Le ministre de l’Energie a, par ailleurs, indiqué que la réussite de ces projets nécessite la mise en place d’un cadre juridique et réglementaire incitatif, le développement des capacités humaines et technologiques, ainsi que l’attraction des investissements et le renforcement de la coopération internationale pour le transfert de technologies et l’échange d’expériences. À cet égard, le ministre a souligné que les réformes économiques adoptées par le gouvernement algérien, en particulier la nouvelle loi sur l’investissement, offrent un climat d’investissement plus compétitif et plus transparent, ouvrant ainsi de larges perspectives de partenariats avec les investisseurs.
Metro Holding, une référence
La société Metro Holding Kuwait est l’un des principaux groupes d’investissement au Koweït, a souligné le communiqué du ministère. La société est active dans divers secteurs tels que l’énergie, les infrastructures, l’immobilier et l’industrie. Grâce à son expertise dans la gestion de grands projets et d’investissements stratégiques, la société cherche à étendre sa présence régionale et internationale, ce qui reflète son intérêt à contribuer aux projets de transition énergétique en Algérie, en particulier dans le domaine de l’hydrogène vert.
De nombreux projets envisagés
Le potentiel important en attente d’exploitation dont jouit l’Algérie et les avantages offerts aux investisseurs, justifient amplement le regain d’intérêt des firmes étrangères pour le secteur énergétique algérien, notamment dans le domaine des énergies renouvelables et de l’hydrogène vert. La semaine dernière, le groupe chinois Kibing Group a présenté au ministère de l’Energie, un projet d’usine de verre solaire intégrée à une unité de valorisation du sable de silice ultrapure. En avril dernier, c’était le groupe chinois Longi qui avait présenté un projet relatif à la fabrication de panneaux solaires en Algérie.
Saïd S.
