L’opposante vénézuélienne Maria Corina Machado a reçu le Prix Nobel de la paix 2025 pour son combat acharné en faveur de la démocratie et des droits civiques dans un Venezuela plongé depuis des années dans l’autoritarisme.
Par S. M.
À 58 ans, cette ingénieure de formation devenue figure de proue de l’opposition a su unir les forces pro-démocratiques autour d’un objectif commun : rompre pacifiquement avec le régime de Nicolás Maduro. Le comité Nobel salue sa «persévérance pour une transition juste et pacifique vers la démocratie», mais soulignant qu’elle incarne les trois critères établis par Alfred Nobel lui-même — promotion de la fraternité entre les nations, réduction des armées permanentes et encouragement des congrès de paix.
Machado, cheffe du parti Vente Venezuela, s’est imposée comme la voix d’une résistance civile non armée dans un pays marqué par la répression, la censure et l’exil massif, lit-on. Son parcours — de la finance à la philanthropie avant la politique — illustre une trajectoire guidée par l’action sociale et le refus de la fatalité. Sa distinction résonne aussi dans un contexte géopolitique tendu : Washington, sous Donald Trump, multiplie les pressions sur Caracas et envisage une posture plus directe.
En honorant Machado, le Nobel envoie un signal fort : la défense de la liberté ne se négocie pas, même face à la peur. Ce prix ne consacre pas seulement une femme, mais une idée — celle d’un Venezuela réconcilié avec la démocratie.
S.M.
