L’Algérie accorde une importance stratégique à la coopération énergétique. Avec une enveloppe d’environ 60 milliards de dollars programmée entre 2025 et 2029, le pays ambitionne non seulement de renforcer sa production d’hydrocarbures, mais aussi d’accélérer une mutation intégrant des projets de diversification énergétique.
Consciente que cette ambition passe par le renforcement du partenariat, l’Algérie multiplie les initiatives pour attirer les investissements et consolider sa coopération régionale et internationale. C’est dans cet esprit que le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, a insisté, lors du Napec 2025, sur la nécessité de promouvoir les partenariats avec le secteur privé, d’encourager l’investissement et de renforcer la coopération aux niveaux continental et régional.
À cette occasion, le ministre a lancé un appel clair aux investisseurs et partenaires internationaux pour saisir les opportunités offertes par le secteur énergétique algérien. «L’Algérie est une terre d’opportunités, prête pour l’avenir. Nos ressources sont immenses, notre stratégie est définie et notre engagement envers nos partenaires est solide», a affirmé Mohamed Arkab.
De son côté, le PDG du groupe Sonatrach, Rachid Hachichi, a souligné que le partenariat constitue «un levier indispensable à la mutualisation des efforts et au partage d’expertises». Il a réaffirmé la détermination de Sonatrach à consolider sa position de partenaire fiable sur la scène internationale et à poursuivre la construction de partenariats stratégiques durables.
Ces dernières années, l’Algérie a en effet multiplié les accords avec des partenaires étrangers, notamment en Europe et en Méditerranée, renforçant sa place de fournisseur énergétique stratégique à un moment où la sécurité énergétique mondiale est devenue une priorité absolue. L’intérêt croissant des investisseurs pour le marché algérien le confirme. Le dernier appel d’offres lancé par ALNAFT a suscité un vif engouement, se soldant par l’octroi de cinq permis d’exploration d’hydrocarbures. Un nouvel appel d’offres est d’ailleurs prévu dès le début de l’année prochaine. Ces contrats traduisent la double stratégie du pays : fidéliser ses partenaires historiques tout en ouvrant la voie à de nouveaux marchés.
Intense activité au Napec 2025
Considéré comme l’un des principaux rendez-vous énergétiques d’Afrique et du bassin méditerranéen, le Napec offre un cadre privilégié pour la prospection de nouvelles opportunités d’investissement et de partenariats stratégiques. L’Algérie entend bien tirer profit de cette plateforme internationale pour multiplier les contacts et renforcer sa visibilité.
Véritable VRP du secteur, Mohamed Arkab, accompagné du PDG de Sonatrach, a enchaîné les rencontres avec les représentants des grandes compagnies mondiales. Le ministre s’est notamment entretenu avec Jon Ardill, vice-président chargé de l’exploration et des nouvelles opportunités chez ExxonMobil, ainsi qu’avec Joe Cook, vice-président chargé du développement des affaires chez Chevron. Il a également reçu Warren Murdoch, PDG d’Occidental Petroleum (OXY), et Kingshuk Sen, directeur général de Petrogas Oman, filiale du groupe de Cheikh Mohamed Al Barwani.
Parallèlement, Rachid Hachichi a tenu des discussions avec Martin Wetzelaar, PDG de la société énergétique espagnole Cepsa, ainsi qu’avec une délégation de la multinationale Halliburton, conduite par Rami Yassin, vice-président exécutif. Il a également rencontré le vice-président Infrastructures et Technologies de l’entreprise allemande VNG, acteur majeur du secteur gazier européen, et Sherif Darraji, directeur du développement et du marketing de Nevada Nano, spécialisée dans les technologies de détection des gaz à effet de serre et la surveillance continue des émissions.
Ces rencontres, axées sur les perspectives de partenariat et d’investissement, illustrent la volonté de l’Algérie de poursuivre la construction de relations énergétiques durables et de s’imposer comme un acteur clé de la transition énergétique régionale et mondiale.
Saïd S.
