Pour la première responsable du parti, les élections constituent un vaste forum de contact direct avec les citoyens.
Le Parti des travailleurs (PT) poursuit sa mobilisation sur le terrain en vue des prochaines échéances électorales. En déplacement, hier, dans la wilaya de Chlef, la secrétaire générale du PT, Louisa Hanoune, a animé une rencontre avec les militants consacrée à la sensibilisation autour de l’importance de la participation au scrutin à venir.
Devant ses partisans, Mme Hanoune a insisté sur le caractère stratégique de l’engagement de sa formation politique : «La décision de participer aux prochaines élections n’est pas une question tactique, mais existentielle.» Elle a évoqué un contexte international marqué, selon elle, par «une crise profonde du système capitaliste mondial, arrivé à un stade de sauvagerie».
Pour la dirigeante du PT, l’élection constitue un «vaste forum de contact direct avec les citoyens». L’enjeu central de cette participation est de «consolider le pays et renforcer sa capacité de résilience» face aux mutations internationales.
Appel à une forte mobilisation citoyenne
La secrétaire générale a appelé à
«une participation massive pour garantir le succès des prochaines échéances électorales», estimant que le scrutin dépasse la simple consolidation du processus démocratique pour toucher à la protection et à la stabilité du pays.
Elle a exhorté les militants à intensifier les campagnes de sensibilisation en direction des citoyens, notamment pour les encourager à s’inscrire sur les listes électorales afin de pouvoir élire leurs représentants.
Réformes politiques et débat institutionnel
Lors d’un autre rassemblement populaire à Boumerdès, Mme Hanoune a qualifié de «rassurant et apaisant» le récent discours du président de la République aux médias nationaux, notamment sur les questions politiques, sociales et économiques. Elle a souligné que la conjoncture actuelle impose le renforcement du front intérieur et la consolidation de l’immunité nationale.
Concernant les réformes politiques, elle a indiqué que le PT a soumis ses propositions relatives à la révision constitutionnelle lors de la rencontre présidée par le Premier ministre, réaffirmant la volonté de son parti de poursuivre les concertations avec la présidence de la République en vue d’aboutir à un consensus sur les dossiers majeurs.
Elle a, toutefois, regretté l’absence d’un large débat public autour du nouveau projet de loi sur les partis politiques, tout en reconnaissant certaines avancées dans ses dispositions. Des «contradictions» subsisteraient néanmoins et nécessiteraient, selon elle, un enrichissement du texte.
Situation internationale
Sur le plan international, Louisa Hanoune a estimé que l’Afrique est ciblée en raison de ses richesses, citant les situations au Soudan, en Libye et dans la région du Sahel comme illustrations de luttes d’influence.
Elle a réitéré le soutien
«inconditionnel» de son parti à la cause palestinienne, qualifiant ce qui se déroule à Ghaza de
«guerre d’extermination qui a mis à nu le système capitaliste mondial». Elle a également exprimé sa solidarité avec le peuple vénézuélien.
Évoquant la question du Sahara occidental, elle a mis en garde contre des «plans visant à fragmenter la région», estimant que les évolutions géopolitiques en Afrique du Nord appellent à la plus grande vigilance pour préserver la souveraineté nationale.
Dans le même sillage, Mme Hanoune a exprimé son soutien à la décision de la présidence de la République de mettre fin à un accord avec la partie émiratie dans le domaine du transport aérien, appelant à la
«récupération» de plusieurs secteurs stratégiques et à la protection de l’économie nationale contre toute atteinte à la souveraineté.
La secrétaire générale du PT a affirmé que sa formation participera «avec force» aux prochaines élections en proposant des solutions concrètes et réalisables. Selon elle, l’heure n’est pas aux débats idéologiques, mais à la prise en charge des questions essentielles et au travail au sein de l’Assemblée populaire nationale pour réformer les lois, renforcer le renouvellement institutionnel et consolider la souveraineté de l’État.
I. Khermane
