Soufiane Djilali n’est plus président de Jil Jadid. Lakhdar Amokrane, candidat unique, a été élu hier, lors du 6e congrès, à la tête du parti, pour un mandat de cinq ans, a annoncé la formation politique dans un communiqué. Dans un discours prononcé devant les congressistes, Soufiane Djilali a rappelé les conditions dans lesquelles est né le parti.
«Rappelez-vous, à cette époque, le troisième mandat de l’ex-Président de la République était à son début. Il venait de transgresser la constitution et imposer l’ouverture des mandats présidentiels. Profitant de la manne pétrolière, le gouvernement dilapidait les ressources du pays alors que les nouvelles générations de jeunes pleins d’ambitions et de volonté étaient marginalisés », a-t-il dit, avant de revenir sur les raisons l’ayant poussé à quitter la présidence de Jil Jadid. «En toute responsabilité, il m’a semblé important d’organiser la succession à la tête du parti avant les prochaines échéances électorales, donnant ainsi le temps nécessaire pour que le nouveau Président du parti et la direction nationale puissent s’imposer sur la scène politique », a-t-il dit, reconnaissant que sous sa présidence, la base militante du parti «reste faible en nombre et en engagements». «Nous n’avions probablement pas su organiser une meilleure mobilisation citoyenne. Nous avons manqué de ce quelque chose qui attire les Algériens et Algériennes et de les convaincre de nous rejoindre.
Nous n’avions pas toujours su garder les structures que nous avions formé dans, pourtant, de très nombreuses wilayas et communes», a dit Sofiane Djilali rappelant toutefois que le parti a pu construire une «armature doctrinaire», avec «l’émergence d’une élite interne au parti, bien formée et expérimentée et une organisation inédite assurant compétence, stabilité et renouvellement ont été assurées, la nouvelle direction pourra se consacrer au travail du terrain». Pour lui, l’objectif maintenant est surtout de «faire adhérer les très nombreux Algériens qui peuvent être d’accord avec notre vision, les structurer et ensuite les préparer à affronter les différentes échéances électorales».
R. N.
