Les deux parties ont évoqué la possibilité d’élargir la coopération à d’autres secteurs industriels prometteurs, tels que le textile.
Les relations économiques entre l’Algérie et le Qatar entrent dans une nouvelle phase de partenariat stratégique, avec la préparation du lancement de la deuxième phase de l’extension du complexe algéro-qatari de production de fer et d’acier à Jijel, ainsi que le démarrage du projet de production de lait pour nourrissons et de lait en poudre en partenariat avec le groupe « Baldana Algérie ».
Dans ce cadre, le ministre de l’Industrie, Yahi Bachir, et l’ambassadeur du Qatar en Algérie, Abdelaziz Ali Al Naâmase, sont entretenus, en présence du PDG du groupe SNS, Adel Khemane, ainsi que de cadres du ministère, sur les moyens de renforcer la coopération économique et industrielle entre les deux pays, en mettant l’accent sur des projets stratégiques prioritaires communs, selon un communiqué du ministère.
Extension du complexe sidérurgique de Bellara
Le projet d’extension du complexe de Bellara, appartenant à la Société Algéro-Qatarie de Sidérurgie, a constitué un point central des discussions. Les deux parties ont mis en avant la nécessité d’accélérer le lancement de la deuxième phase du projet, en raison de son importance pour soutenir l’industrie lourde nationale et augmenter la capacité de production de l’Algérie dans le secteur du fer et de l’acier.
Au début de l’année 2024, l’ancien ministre de l’Industrie avait formulé plusieurs recommandations, notamment l’accélération de l’extension du complexe, en raison de son impact direct sur l’augmentation des capacités de production et la création de plus de 1 500 nouveaux emplois. Pour rappel, le PDG de la société, Youssef Ben Ahmed Mahdi, a indiqué que le complexe était entré en phase d’exploitation avec une capacité initiale de 2,5 millions de tonnes par an.
Il a ajouté que la deuxième phase du projet permettrait d’augmenter la capacité de production de près de 2 millions de tonnes supplémentaires, renforçant ainsi l’autosuffisance nationale en fer et en acier, en particulier avec l’exploitation des minerais de fer provenant de la mine de Gara Djebilet, portant la capacité totale à environ 4 millions de tonnes par an.
Cette extension s’inscrit dans le cadre de l’accord conclu entre l’Algérie et le Qatar en 2022 pour compléter la deuxième phase du complexe de Bellara.
Baladna, un soutien à la sécurité alimentaire
En parallèle de l’industrie lourde, les discussions ont porté sur le projet de production de lait pour nourrissons et de lait en poudre en partenariat avec le groupe « Baladna Algérie », considéré comme un projet stratégique visant à soutenir la sécurité alimentaire nationale et à réduire la facture des importations, notamment dans le secteur laitier.
Dans ce contexte, le ministre a souligné l’importance de hisser le partenariat économique et industriel à un niveau reflétant la profondeur et la solidité des relations bilatérales entre l’Algérie et le Qatar, conformément aux orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, et de l’Émir du Qatar, son Altesse Cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, tout en insistant sur la nécessité d’accélérer la concrétisation des projets convenus sur le terrain.
Cap sur le textile
De son côté, l’ambassadeur du Qatar a réaffirmé l’engagement de son pays à soutenir l’investissement en Algérie, en soulignant l’accélération du lancement de la deuxième phase du projet après l’achèvement de l’étude de faisabilité globale, afin d’assurer une rentabilité économique élevée et la durabilité du projet.
Les deux parties ont aussi abordé les perspectives d’élargissement de la coopération et de l’investissement dans des secteurs industriels prometteurs, tels que le secteur du textile, capables de créer de la richesse, des emplois et de renforcer l’intégration industrielle.
En conclusion de la rencontre, les deux parties ont insisté sur la nécessité de poursuivre la coordination et la concertation régulières, et de travailler à la concrétisation des partenariats industriels dans les plus brefs délais, au service des intérêts communs des deux pays et du renforcement du développement économique durable.
R.E
