Des accords commerciaux et d’investissement d’une valeur de plusieurs milliards de dollars sont attendus. Plus de 35.000 visiteurs représentant 140 pays et 1.600 exposants participent à cette manifestation économique axée sur le renforcement des échanges interafricains.
La capitale accueille aujourd’hui un événement d’envergure : la 4e Foire commerciale intra-africaine (IATF 2025). Cette édition, prévue du 4 au 10 septembre, constitue un rendez-vous continental majeur pour le commerce, l’investissement et l’intégration économique du continent. L’objectif est de stimuler les échanges commerciaux, promouvoir les investissements et concrétiser les ambitions de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Organisée par Afreximbank, le secrétariat de la ZLECAf et la Commission de l’Union africaine, en partenariat avec l’Algérie, la foire réunit plus de 2.000 exposants et des milliers de visiteurs professionnels venus d’Afrique et d’ailleurs. Des accords commerciaux et d’investissement d’une valeur de plusieurs milliards de dollars sont attendus. Plus de 35.000 visiteurs représentant 140 pays et 1.600 exposants participent à cette manifestation économique axée sur le renforcement des échanges interafricains.
Troisième économie du continent, l’Algérie entend confirmer son statut d’acteur incontournable du développement et de l’intégration en Afrique. Pour cette édition, plus de 44 milliards de dollars d’accords sont escomptés. À titre de comparaison, la deuxième foire, organisée en 2021 à Durban (Afrique du Sud), avait généré un montant record de 42,1 milliards de dollars. Depuis la création de cet événement en 2018, les trois premières éditions ont permis de conclure plus de 100 milliards de dollars d’accords commerciaux et d’investissements.
Le programme de l’exposition s’annonce particulièrement riche. Outre l’exposition multisectorielle (agriculture, industrie, énergie, finances, santé, transports, recherche, innovation, startups), plusieurs rencontres et forums sont prévus : forum du commerce et de l’investissement, sommet des industries créatives (Creative Africa Nexus-CANEX), rencontres B2B, journée spéciale consacrée à la diaspora africaine et Salon africain de l’automobile.
Des espaces seront également réservés aux jeunes entrepreneurs et créateurs de startups, aux étudiants universitaires et chercheurs. Des journées thématiques permettront aux pays et aux acteurs publics et privés de mettre en avant leurs opportunités dans les domaines du commerce, de l’investissement, du tourisme et de la culture. L’ambition est de faire de cette édition la plus marquante de l’IATF, tant par son impact économique que par sa visibilité internationale, tout en réaffirmant le rôle de l’Algérie comme locomotive du développement africain.
Tous les secteurs d’activités sont représentés : de l’aérospatiale à l’agroalimentaire, en passant par les technologies propres, la défense et la sécurité, l’éducation, la foresterie, la machinerie industrielle, les technologies de l’information et de la communication, les infrastructures, les sciences de la vie, les mines, le pétrole et gaz, ainsi que les transports. Multinationales, PME d’Afrique, d’Algérie et du Moyen-Orient y prennent part. Des entreprises russes participent également à cette édition, certaines manifestant déjà leur intérêt pour une implantation en Algérie dans les secteurs des TIC et de l’ingénierie mécanique, bien que ces projets soient encore à leurs débuts.
Vers un marché unique africain
La vision partagée par les participants de l’IATF illustre la concrétisation progressive de la ZLECAf, considérée comme un marché unique de 1,4 milliard de personnes et un PIB combiné de plus de 3.500 milliards de dollars. L’événement attire acheteurs, vendeurs, importateurs, exportateurs, investisseurs, fabricants, capitaines d’industrie, ministres, experts en financement et conseil, organisations commerciales et économiques, dirigeants de multinationales et entrepreneurs innovants venus de tout le continent et au-delà.
Enfin, rappelons que lors de l’IATF 2021, l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo avait lancé un appel à la création d’une marque emblématique «Made in Africa», destinée à stimuler le commerce intra-africain et l’exportation internationale des produits africains. Une telle initiative, selon lui, susciterait «un sentiment de fierté dans chaque pays africain». Alger pourrait bien être l’endroit où cette ambition prendra officiellement forme.
M.T.
