L’Organisation nationale des journalistes algériens (ONJA) a fermement condamné le programme diffusé par un média français, le qualifiant de «travail de propagande» visant à dénigrer l’Algérie et son peuple.
Dans un communiqué, l’Organisation a précisé que le reportage, loin d’être un travail journalistique impartial, relève d’une tentative flagrante de manipuler l’opinion publique à travers une narration biaisée et des informations faussement interprétées.
L’Organisation a dénoncé plusieurs éléments du programme, les qualifiant de violations graves des principes de l’éthique journalistique. Parmi les dérives relevées : l’absence de neutralité et d’objectivité dans le reportage, qui présente une seule version des faits, soigneusement construite sur des récits falsifiés et des scènes clairement montées, ce qui transforme l’émission en une parodie de journalisme.
La sélection et manipulation des témoignages, où des sources ont été choisies en fonction d’un objectif précis, omettant toutes celles qui auraient pu offrir un contrepoids ou nuancer la perception de la situation. L’Organisation accuse le programme de ne pas avoir fourni une vue équilibrée des faits et de l’histoire.
Le reportage a été diffusé en pleine crise diplomatique entre l’Algérie et la France, exacerbée par des propos hostiles de certains responsables français. L’Organisation considère ce timing comme suspect, estimant que le reportage a été utilisé comme un outil de pression médiatique dans un contexte de tensions politiques.
L’incitation à la haine et l’attaque contre la diaspora algérienne en France, qui a été présentée comme une part intégrante du conflit, incitant à la division et exacerbant les tensions. L’Organisation considère cela comme une tentative directe de semer la haine et d’alimenter une forme d’«algérophobie». L’Organisation nationale des journalistes algériens souligne que ce travail ne relève pas du journalisme d’investigation, mais bien d’une manœuvre politique destinée à manipuler l’opinion publique et à s’attaquer à l’Algérie.
Elle réaffirme l’importance de l’éthique en journalisme, soulignant que la presse doit chercher la vérité, présenter une information équilibrée et respecter les principes de transparence. Elle a également précisé que ce programme ne sert aucun intérêt démocratique ni diplomatique et représente un abus de la liberté de la presse pour servir des agendas politiques contraires aux principes d’objectivité et de responsabilité.
L’Organisation a également fait appel aux journalistes et aux médias algériens pour défendre la souveraineté du pays et répondre de manière rationnelle et factuelle à toute tentative de déstabilisation médiatique. Elle appelle à une mobilisation collective pour protéger l’image et les institutions de l’Algérie face à toute forme de manipulation médiatique.
R.N
