Le ministre a insisté sur la nécessité de rompre avec les méthodes classiques de gestion et d’adopter des approches plus modernes, efficaces et flexibles.
Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Abdelhak Saihi, a annoncé la perspective d’une révision du statut juridique de la Caisse nationale d’assurance chômage (Cnac) afin de lui permettre d’élargir ses missions, notamment dans l’accompagnement à la création d’emplois, l’encouragement de l’entrepreneuriat et le soutien aux start-up.
Cette annonce a été faite lors d’une séance de travail consacrée à l’évaluation des activités de la Cnac, tenue jeudi dernier au siège du ministère, en présence de cadres de l’administration centrale et de responsables de la Caisse, selon un communiqué rendu public hier.
Au cours de cette réunion, précise le communiqué du ministère, le directeur général de la Cnac a présenté un exposé détaillé des efforts déployés par l’organisme pour soutenir et promouvoir l’emploi, améliorer la qualité du service public offert aux usagers et accélérer la mise en œuvre des projets de numérisation. La présentation a également porté sur l’état d’avancement des orientations formulées lors des réunions précédentes.
Modernisation des méthodes de gestion
À l’issue des discussions, le ministre a insisté sur la nécessité de rompre avec les méthodes classiques de gestion et d’adopter des approches plus modernes, efficaces et flexibles. Il a notamment appelé à un recours accru aux outils numériques et au développement des services à distance afin de simplifier les procédures administratives, réduire les délais de traitement et améliorer la qualité des prestations fournies aux citoyens. Dans cette perspective, il a souligné l’importance d’accélérer le traitement des dossiers au niveau de la Cnac et de veiller à leur règlement dans les plus brefs délais afin de garantir un meilleur service aux usagers.
Accompagnement des porteurs de projets et soutien aux start-up
Parmi les principales orientations évoquées, figure la révision du cadre juridique de la Cnac. Cette réforme vise à permettre à l’organisme d’assumer de nouvelles missions liées à l’accompagnement des porteurs de projets, à l’encouragement de l’entrepreneuriat et au soutien à la création de start-up, dans un contexte marqué par la recherche de nouveaux leviers de création d’emplois. Le ministre a également mis l’accent sur l’importance de l’investissement dans les ressources humaines. Il a ainsi appelé à renforcer la formation qualitative et spécialisée des employés afin de leur permettre de s’adapter aux exigences actuelles et de relever les défis liés à la modernisation du service public.
Mise en place du guichet unique
Lors de cette rencontre, Saihi a insisté sur la nécessité d’instaurer un guichet unique et de renforcer la coordination entre les différents organismes placés sous tutelle du ministère, notamment dans les nouvelles wilayas. L’objectif est d’éviter aux citoyens de multiplier les déplacements entre les administrations et de leur garantir un service plus rapide et plus efficace. En conclusion, le ministre a souligné l’importance d’assurer un suivi régulier de la mise en œuvre de ces orientations, à travers la transmission de rapports d’évaluation périodiques aux services centraux afin de mesurer l’avancement des réformes prévues dans la feuille de route de la Cnac.
Un rappel des exigences de performance
Cette réunion s’inscrit dans la continuité d’une précédente rencontre tenue par le ministre avec les responsables de son secteur afin d’évaluer l’état d’avancement des programmes et projets relevant du ministère. À cette occasion, Abdelhak Saïhi avait insisté sur la nécessité de renforcer la discipline, l’efficacité et la clarté dans la gestion des projets.
Il avait également appelé à accélérer l’achèvement des programmes en suspens selon un calendrier précis, tout en rappelant l’obligation de garantir aux usagers l’accès à leurs droits dans les meilleurs délais et d’assurer la continuité des services publics sans retard injustifié.
Dans ce cadre, le ministre a demandé la mise en place d’un tableau de bord central actualisé permettant de suivre les indicateurs de performance, notamment les délais de traitement des dossiers, les taux de réalisation des projets, le niveau de satisfaction des usagers et la situation financière des organismes sous tutelle.
I.Khermane
