Les principales questions d’actualité dans le monde arabe et en Afrique, notamment les développements de la situation en Libye, dans la région sahélo-saharienne et au Sahara occidental, ont été au centre de la visite qu’effectue en Algérie Massad Boulos, haut conseiller du président américain pour l’Afrique, les affaires arabes et le Moyen-Orient.
Massad Boulos et la délégation qui l’accompagne ont été reçus hier en audience par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune.
La rencontre s’est déroulée en présence du directeur de cabinet de la présidence de la République, Boualem Boualem, du ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, du ministre d’État, ministre des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, du conseiller auprès du président de la République chargé des affaires diplomatiques, Amar Abba, ainsi que de l’ambassadeur d’Algérie à Washington, Sabri Boukadoum.
Outre les relations économiques bilatérales, les questions sécuritaires ont constitué un axe central de cette visite, la deuxième de Massad Boulos en moins de six mois. Une fréquence qui illustre l’importance croissante de la coopération algéro-américaine dans plusieurs domaines, ainsi que l’intérêt particulier accordé par les États-Unis au rôle et à la vision de l’Algérie sur les enjeux de sécurité et de stabilité régionale.
Avant son audience avec le chef de l’État, Massad Boulos a également été reçu par le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, indique un communiqué du ministère. Cette rencontre a débuté par un entretien en tête à tête, suivi d’une réunion élargie aux membres des délégations des deux pays. Elle a permis de passer en revue les différents aspects des relations algéro-américaines et d’examiner les moyens de les renforcer et de les hisser à des niveaux plus élevés.
À cette occasion, les deux parties ont souligné l’importance du dialogue stratégique établi entre l’Algérie et les États-Unis et réaffirmé la nécessité de maintenir la dynamique positive du partenariat bilatéral, notamment dans les domaines économiques.
Des défis à relever
Elles ont également échangé leurs points de vue sur les principales questions d’actualité dans le monde arabe et en Afrique, en particulier les évolutions en Libye, dans la région sahélo-saharienne et au Sahara occidental. Pour rappel, Massad Boulos avait déjà effectué une visite dans la région en juillet 2025, au cours de laquelle il avait été reçu par le président Tebboune avec qui il s’était longuement entretenu sur plusieurs dossiers d’actualité.
À l’issue de l’audience que lui avait accordé alors le président Tebboune il avait déclaré être en Algérie au nom du président Donald Trump et du secrétaire d’État Marco Rubio, dans le but de «consolider le partenariat entre les États-Unis et l’Algérie», une relation qui, selon lui, «revêt une grande importance pour les États-Unis».
«Nous avons réaffirmé avec le président Tebboune les liens solides qui unissent nos deux pays et exprimé notre engagement à renforcer nos relations dans les domaines commercial, sécuritaire et autres», avait-il souligné. Il a ajouté avoir partagé avec le président algérien la vision du président Trump en matière de coopération, visant à réaliser les intérêts communs, promouvoir la paix, lutter contre le terrorisme, sécuriser les frontières et consolider un commerce équitable bénéfique aux deux peuples, dans un cadre de respect mutuel et de dialogue.
Massad Boulos avait également indiqué avoir pris connaissance du point de vue du président Tebboune sur «les défis majeurs auxquels l’Afrique et la région sont confrontées, ainsi que sur les nombreuses opportunités à saisir», affirmant que les deux pays aspirent à intensifier leurs efforts conjoints pour faire face aux défis dans la région du Sahel et œuvrer ensemble au renforcement de la paix et de la stabilité.
Enfin, le conseiller du président américain avait révélé avoir évoqué avec le président Tebboune et le ministre, Ahmed Attaf, les «énormes possibilités» de renforcement de la coopération commerciale entre les États-Unis et l’Algérie, notamment dans le secteur de l’énergie et dans d’autres domaines stratégiques.
La visite d’hier était donc une sorte de «bilan d’étape», mais aussi et surtout une d’aborder en profondeur, la situation instable dans la région du Maghreb et du Sahel.
R.N
