La secrétaire générale du Parti des Travailleurs, Louisa Hanoune, a réaffirmé, hier, l’ambition de son parti de devenir la force majoritaire lors des prochaines élections législatives. Un parti capable de représenter les aspirations de la majorité du peuple et de contribuer activement aux prochaines législations, a-t-elle déclaré.
Intervenant à l’issue des travaux du Conseil national du parti, elle a insisté sur le caractère décisif de ce scrutin, non seulement pour la composition du futur Parlement, mais aussi parce qu’elles sont directement liées au renforcement du parti et à la préservation de sa ligne politique.
Aussi, a-t-elle insisté sur l’importance d’une pleine préparation face à tout imprévu susceptible de menacer le pays, et de contrer les tentatives d’ingérence extérieure ou d’influence étrangère, en particulier ce qu’elle a qualifié de « harcèlements contre l’impérialisme américain et ses supplétifs arabes».
Une campagne loin de toute démagogie
La secrétaire générale a également annoncé une campagne électorale «différente» des précédentes, affirmant que le parti « ne fera pas dans le populiste» ni dans la « démagogie» et qu’il ne fera pas de promesses vaines. Selon elle, le Parti des Travailleurs entend proposer un diagnostic réaliste de la situation nationale et des solutions concrètes, « en cohérence avec ses principes », ajoutant que le parti est financièrement indépendant, sans appui des grandes fortunes.
Concernant le programme électoral, Louisa Hanoune a insisté sur la nécessité qu’il corresponde à la nature et aux principes du parti, précisant que le parti a débattu des moyens de renforcer le pays par des décisions économiques, sociales et politiques, loin des discours chauvinistes et fanatiques.
Elle a aussi mis en avant le rôle de l’Armée nationale populaire dans la protection du territoire, tout en affirmant que « les véritables gardiens de la République sont le peuple ». Dès lors qu’il bénéficie de libertés syndicales et associatives, il est capable de se mobiliser et de s’organiser pour faire face à toute agression ou chantage étranger, a-t-elle souligné.
Des lacunes à corriger
Concernant l’actualité législative, elle a jugé « sage » la réaction rapide du gouvernement sur la nouvelle loi de la circulation routière. Elle a par ailleurs estimé que la nouvelle loi sur les partis offre une marge de liberté, tout en pointant certaines « lacunes » à corriger.
Le MAK, une entité fictive
Louisa Hanoune a par ailleurs mis en garde contre des tentatives étrangères d’exploiter la question du « MAK », Pour Louisa Hanoune, La secrétaire générale du Parti des travailleurs, Louisa Hanoune, ce pseudo Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie, qualifié d’« organisation terroriste », n’existe pas réellement et ne dispose d’aucune base populaire, même au sein de son environnement familial.
Qualifiant ce mouvement d’ « entité fictive» destinée, selon elle, à être instrumentalisée par les forces impérialistes et les ennemis de l’Algérie pour déstabiliser le pays, Louisa Hanoune estime, néanmoins, qu’elle reste un danger qu’il faut combattre par les forces nationales.Elle a aussi dénoncé certains individus «prêts à offrir leurs services au sionisme et à l’impérialisme mondial pour des intérêts étroits», ce qui appelle, selon elle, à une vigilance nationale renforcée.
Pour conclure, elle a insisté sur la nécessité d’assurer la transparence et l’intégrité des prochaines élections, appelant l’administration et les institutions concernées à fournir toutes les garanties nécessaires, et exprimant l’espoir que le projet de loi électorale corrigera de nombreux dysfonctionnements. D’autant, a-t-elle relevé, que les participants au Conseil national ont salué l’appel du président de la République et l’importance de travailler à apaiser le climat interne et à le rendre plus serein.
Badis B.
