La coalition de la majorité plaide pour l’élargissement du nombre de candidats figurant sur les listes électorales.
Les partis de la coalition de la majorité, composée du Front de libération nationale (FLN), du Rassemblement national démocratique (RND), du Mouvement El-Bina et du Front El-Moustakbal, ont présenté une série d’amendements au projet de loi électorale amendé, actuellement en cours de consultation.
Selon leurs auteurs, ces propositions visent à renforcer la représentativité des élus locaux et à consolider le caractère politique de la compétition électorale.
Parmi les principales mesures proposées, figure l’adoption du principe de la liste gagnante à la majorité relative au niveau des collectivités locales. Cette option a pour objectif de mettre fin au système d’alliances post-électorales, qui, selon la coalition, permet parfois à des candidats faiblement représentatifs d’accéder à la présidence des assemblées communales et locales.
Les quatre formations politiques suggèrent également une révision du système de classement des listes électorales. Selon les informations relayées par les médias nationaux, il est proposé de confier ce classement aux partis politiques eux-mêmes, en lieu et place de l’ordre alphabétique actuellement en vigueur.
Cette mesure serait, toutefois, accompagnée du maintien du droit pour les citoyens de rayer les candidats qu’ils jugent inaptes à les représenter afin de préserver la liberté de choix des électeurs tout en renforçant la dimension politique du scrutin.
Dans le même esprit, la coalition plaide pour l’élargissement du nombre de candidats figurant sur les listes électorales. L’objectif affiché est d’offrir un choix plus large aux électeurs et d’ouvrir la voie à un plus grand nombre de candidatures. À titre d’exemple, il est proposé que les listes dans les wilayas disposant de trois sièges comprennent neuf candidats au lieu de six, avec la généralisation de ce principe en fonction du nombre de sièges attribués à chaque circonscription.
Mesures spécifiques visant la participation
Les amendements portent également sur la catégorie des jeunes, avec une proposition de relèvement de l’âge légal la définissant à 45 ans. Par ailleurs, les partis suggèrent d’adopter le critère du taux de participation aux élections locales et législatives au niveau des anciennes wilayas plutôt que des nouvelles, estimant que cela permettrait une participation plus représentative aux échéances électorales.
Sur le plan procédural, l’autorité compétente a accordé aux partis politiques un délai jusqu’au 31 janvier pour déposer par écrit leurs propositions relatives au projet de loi électorale amendé ainsi qu’à l’amendement technique de la Constitution.
L’examen de ces propositions interviendra après l’approbation du texte par le Conseil des ministres, avant sa transmission au Parlement pour débat et vote.
C’est dans ce contexte qu’une réunion de la Commission de coordination de la coalition des partis de la majorité pour l’Algérie s’est tenue récemment afin de discuter de l’enrichissement et de la finalisation des propositions liées au projet de loi organique sur les élections. La rencontre a été présidée par le secrétaire général du FLN, Abdelkrim Benmebarek, en présence de représentants du RND, du Front El-Moustakbal et du Mouvement El-Bina national. Selon un communiqué de la coalition, cette réunion fait suite à une conférence présidée par le directeur de cabinet de la Présidence de la République, Boualem Boualem, en présence du Premier ministre, Sifi Ghrib, et de plusieurs membres du gouvernement.
L’objectif de cette conférence était de formuler des propositions pratiques destinées à enrichir le projet de loi organique relative aux élections, dans une perspective de renforcement du processus démocratique et de promotion d’une pratique politique responsable.
Pour rappel, les partis politiques avaient auparavant salué la décision d’organiser une conférence nationale consacrée aux deux projets relatifs à l’amendement technique de la Constitution et à la loi organique sur le régime électoral, y voyant un signe d’implication des acteurs politiques dans l’élaboration des lois fondamentales du pays. Ils ont, mardi, reçu des copies des deux textes afin d’en examiner le contenu au sein de leurs structures internes, parallèlement à la poursuite par le Parlement de l’examen du projet de loi sur les partis politiques, dans le cadre d’un vaste chantier législatif en cours.
I. Khermane
