La convocation du corps électoral marque le coup d’envoi formel du processus électoral
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a procédé, hier, à la signature du décret présidentiel portant convocation officielle du corps électoral en prévision de l’élection des membres des Assemblées populaires communales (APC) et des Assemblées populaires de wilaya (APW).
Selon le décret présidentiel n° 26-284 du 29 août 2026, publié au Journal officiel, le scrutin est fixé au samedi 28 novembre 2026 à travers l’ensemble du territoire national.
Le décret précise également que dans le cadre des préparatifs de cette échéance électorale, une révision exceptionnelle des listes électorales sera engagée. Cette opération débutera le dimanche 6 septembre 2026 et se poursuivra jusqu’au jeudi 17 septembre 2026.
Durant cette période de douze jours, les citoyennes et les citoyens non encore inscrits, notamment les jeunes venant d’atteindre la majorité légale, ainsi que les électeurs ayant changé de lieu de résidence, sont invités à se rapprocher des commissions administratives communales afin de régulariser leur situation.
L’Anie à pied d’œuvre
Installé le 27 août dernier à la tête de l’Autorité nationale indépendante des élections (Anie), Saad Arous enchaîne les séances de travail.
Vendredi, le nouveau président de l’Anie a tenu une réunion de travail avec les membres du Conseil et les équipes de l’Autorité. Cette réunion visait à faire le point sur l’état d’avancement des préparatifs en cours en vue du prochain scrutin et à assurer le suivi des dispositions prises.
Samedi, Saad Arous a présidé une autre séance de travail consacrée à la poursuite de l’examen des dossiers des coordinateurs de wilaya proposés à la nomination, en vue des prochaines élections locales, ainsi qu’à la constitution et à la formation des commissions chargées de superviser les opérations électorales, chacune étant présidée par un membre du conseil de l’autorité indépendante.
Ces différentes séances de travail portent sur les divers aspects organisationnels et préparatoires du prochain scrutin, notamment au regard des modifications apportées à l’Anie par la nouvelle loi électorale.
Ces modifications s’inscrivent dans le cadre de nouvelles dispositions ayant redéfini plusieurs aspects des missions, des pouvoirs et de la structure de l’Autorité, renforçant ainsi son rôle à toutes les étapes du processus électoral, de la préparation des élections au contrôle sur le terrain.
Nouvelle configuration
Ces élections locales se tiennent pour la première fois dans le cadre du nouveau découpage administratif, qui a porté à 69 le nombre de wilayas dans le pays.
La publication au Journal officiel du décret exécutif n°26-282 redessine les circonscriptions et fixe le nombre de sièges à pourvoir dans les communes et les wilayas.
Selon ce décret, 2 855 sièges seront à pourvoir pour les APW et plus de 24 000 pour les APC, et ce, dans les 69 wilayas.
Cela implique un renforcement de la coordination entre les structures centrales et locales, ainsi que des procédures de suivi relatives à l’établissement des listes électorales et à l’organisation du processus électoral.
Les partis mettent le cap
Le rendez-vous des élections locales constitue désormais la nouvelle priorité des partis politiques. Cette convocation du corps électoral est le signal officiel que les formations politiques attendaient pour investir le terrain et lancer leur campagne électorale.
Les états-majors des partis politiques sont ainsi appelés à intensifier leurs préparatifs internes afin de finaliser la constitution des dossiers de candidature, de collecter les parrainages requis et de définir leurs programmes.
Il faut dire que le chantier des élections locales a été lancé dès la fin des législatives organisées le 2 juillet dernier. Les structures locales des partis politiques se sont, juste après, lancées dans une pré-campagne afin de finaliser la confection des listes de candidats avant l’ouverture officielle du dépôt des dossiers.
Pour les vainqueurs des législatives du 2 juillet, il s’agit de renforcer et de maximiser leur représentativité. Pour les recalés des législatives, le défi consiste à se repositionner sur l’échiquier politique face au bloc traditionnel.
Après le record d’abstention enregistré en juillet, le grand défi de l’ensemble de la classe politique reste surtout la remobilisation des citoyens à l’échelle locale.
S. Smati
