«Le rendez-vous électoral n’est pas une fin en soi, mais un moyen démocratique pour consolider la stabilité, élargir la participation politique et renouveler les élites nationales», a déclaré, hier, le secrétaire général du Front de Libération Nationale (FLN), Abdelkrim Benmbarek, lors d’une rencontre avec les militants du parti à El Oued.
Il a tracé les grandes lignes de la stratégie politique et organisationnelle du FLN pour cette échéance décisive. Dans son allocution, le responsable du parti a souligné que la structuration interne du FLN constitue un pilier essentiel pour réussir les prochaines élections.
«Une hiérarchisation solide n’est pas une simple procédure administrative, mais une condition fondamentale pour l’efficacité politique», a-t-il déclaré. Selon lui, le militant du FLN ne se limite pas à être un simple porteur de carte d’adhésion : il incarne une mission nationale, une conscience politique et un engagement constant au service de la nation, de la défense des intérêts des citoyens et de la lutte contre la corruption.
Le SG du FLN a insisté sur le fait que les élections de 2026 dépassent le simple cadre électoral. Il les a présentées comme un moment charnière dans la reconstruction du paysage politique national, appelant à rebâtir l’action politique sur la base de la crédibilité, de la confiance et de l’efficacité.
L’appel à l’unité
Dans ce même esprit, Abdelkrim Benmbarek a lancé un appel direct aux anciens militants et cadres du FLN pour qu’ils réintègrent les rangs du parti. «Le parti appelle tous ses enfants à revenir à leur maison», a-t-il affirmé, soulignant que l’unité interne est la clé pour consolider la présence du FLN sur le terrain électoral.
Cette vision traduit la volonté du FLN de se repositionner comme un acteur central de la scène politique, en mettant en avant des profils compétents et engagés. Il a par ailleurs tenu à rassurer la base militante en annonçant que le droit de candidature aux prochaines élections est garanti pour tous les militants, sans exclusion ni marginalisation.
Une déclaration qui vise à renforcer la cohésion du parti et encourager la participation de toutes ses forces vives. Abdelkrim Benmbarek a également précisé que le FLN aborde ces élections avec une logique d’État et non une logique de butin. Pour lui, l’Algérie a besoin aujourd’hui de cadres qualifiés, d’élus responsables et de militants porteurs d’une véritable vision de développement, capables d’accompagner les transformations nationales et internationales.
Il a dénoncé les discours populistes et opportunistes, soulignant que le pays a plutôt besoin d’hommes et de femmes «qui croient en l’Algérie d’hier, d’aujourd’hui et de demain». Le FLN a ainsi appelé à une mobilisation politique de haut niveau, dans laquelle les élus locaux et nationaux seront au cœur de la stratégie de développement. Selon le SG, ces représentants constitueront «le véritable lien entre l’État et la société», traduisant les orientations nationales en actions concrètes sur le terrain. Au-delà des enjeux électoraux, le secrétaire général du FLN a tenu à rappeler que le parti demeure le garant de la mémoire nationale et des valeurs issues de la Révolution de Novembre.
Il a dénoncé les tentatives visant à marginaliser le rôle historique du FLN, affirmant que ceux qui ont voulu «envoyer le parti au musée de l’histoire» ont disparu de la scène politique.
Une position constante
Dans cette optique, il a réitéré la position constante du FLN en faveur de la criminalisation du colonialisme, estimant que cette question relève de la fidélité aux sacrifices du peuple algérien et du respect de la mémoire des martyrs.
Il a souligné que le combat politique du FLN s’inscrit dans la continuité de la lutte pour la dignité nationale et la préservation de l’histoire du pays. Dans son discours, Abdelkrim Benmbarek a mis l’accent sur la nécessité d’une discipline partisane stricte et d’une mobilisation globale.
Il a rappelé que le FLN continuera à accompagner le programme du Président de la République, en veillant à sa mise en œuvre dans les différents secteurs. Enfin, il a évoqué le concept moderne de sécurité nationale, qu’il considère désormais comme multidimensionnel : sécurité alimentaire, énergétique, hydrique, cybernétique, éducative et culturelle. Cette approche, selon lui, reflète l’orientation stratégique de l’État pour renforcer la stabilité du pays.
K.Z
