« La criminalisation du colonialisme n’est ni un acte de provocation ni un geste conjoncturel, mais un devoir moral et historique envers nos martyrs et notre mémoire nationale ». C’est par cette déclaration que le Secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), Abdelkrim Benmbarek, a ouvert son allocution lors d’une rencontre avec les militants du parti tenu hier à Ghardaïa.
Dans son discours, le SG du FLN a rappelé que son parti, « héritier de Novembre et des sacrifices des martyrs », demeure un acteur central dans la défense de l’unité nationale et dans la lutte contre toute tentative de division ou de déstabilisation.
Il a souligné que l’unité nationale et la primauté de l’intérêt supérieur du pays ne relèvent pas du discours circonstanciel, mais constituent une responsabilité historique et un choix stratégique face aux projets de fragmentation et de remise en cause de la souveraineté nationale. « L’Algérie, qui a résisté aux épreuves de l’histoire, ne permettra à aucune partie de porter atteinte à sa mémoire, à son identité ou à sa souveraineté », a-t-il martelé.
Une bataille de mémoire et de dignité
Au cœur de son intervention, Abdelkrim Benmbarek a longuement insisté sur la loi criminalisant le colonialisme, récemment proposée par des députés à l’Assemblée populaire nationale. Il a salué cette initiative, qu’il a qualifiée de « prolongement naturel de la Révolution de Novembre » et de réponse claire aux tentatives de falsification de l’histoire.
Pour le secrétaire général du FLN, cette loi ne constitue ni un acte hostile ni une posture politique, mais une réponse morale et historique face aux tentatives répétées de blanchiment des crimes coloniaux. « Les crimes contre l’humanité ne s’oublient pas et ne se prescrivent pas », a-t-il rappelé, affirmant que l’Algérie demeure « indomptable, fidèle à son histoire et attachée à son identité ».
Selon lui, le texte vise avant tout à protéger la mémoire nationale, à rendre justice aux victimes du colonialisme et à faire obstacle à toute entreprise de réécriture de l’histoire. « L’Algérie a triomphé hier par les armes, elle triomphe aujourd’hui par la vérité, la conscience et la souveraineté sur sa mémoire », a-t-il souligné.
Il a également réaffirmé que le FLN, en tant que parti issu de la Révolution, ne saurait accepter que la mémoire nationale soit transformée en objet de marchandage politique ou diplomatique.
Cap sur les prochaines échéances électorales
Abordant le volet politique interne, Abdelkrim Benmbarek a mis l’accent sur les prochaines échéances électorales, qu’il a présentées comme un tournant décisif pour le parti. Il a appelé à une préparation sérieuse, fondée sur l’intégrité, la compétence et la proximité avec les citoyens.
« Ces échéances ne sont pas une simple formalité organisationnelle, mais un test de crédibilité et de responsabilité historique », a-t-il déclaré, plaidant pour un renouvellement des pratiques politiques et un engagement sincère au service de l’intérêt général.
Dans le même sillage, le SG du FLN a réaffirmé le soutien total de son parti au programme du Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, saluant une vision réformatrice qui place la stabilité, la justice sociale et le développement équilibré — notamment dans les régions du Sud — au cœur de l’action publique.
En conclusion, Abdelkrim Benmbarek a appelé à une mobilisation politique consciente et collective, soulignant que l’Algérie « restera unie, forte et résistante à toute tentative de fragmentation ». « L’Algérie est une responsabilité et une mémoire vivante », a-t-il conclu, « et notre devoir est de la préserver pour les générations à venir ».
K.Z.
