Le Conseil de la nation a clôturé, jeudi, sa session parlementaire ordinaire 2025-2026, lors d’une séance plénière présidée par son président, Azouz Nasri, en présence du Premier ministre Sifi Ghrieb et des membres du gouvernement.
Intervenant à cette occasion, le président du Conseil de la nation a affirmé que «le citoyen demeurera la finalité première de l’action législative et de contrôle», soulignant que les initiatives et les réformes engagées par les institutions de l’État doivent rester centrées sur la satisfaction des attentes des citoyens.
Azouz Nasri a également rappelé que les lois «ne sont pas promulguées pour restreindre les libertés et les droits», mais qu’elles visent au contraire à «élargir leur marge» et à renforcer les garanties offertes aux citoyens.
Le contrôle parlementaire au service de la transparence
Dans son intervention, le président du Conseil de la nation a mis en avant le rôle du contrôle parlementaire, estimant que celui-ci vise à garantir la bonne application des politiques publiques et à consacrer les principes de transparence, d’efficacité et de reddition des comptes.
Revenant sur le processus électoral, Azouz Nasri a salué le climat «serein et civilisé» ayant marqué le déroulement des élections législatives du 2 juillet dernier. Il a rendu hommage aux efforts des différents ministères, institutions concernées et corps de sécurité ayant contribué au bon déroulement de ce rendez-vous électoral.
Selon lui, l’élection constitue, au-delà de l’exercice du droit des citoyens à choisir leurs représentants, «un renouvellement de l’engagement envers le message de Novembre», afin de préserver la souveraineté nationale et la solidité des institutions.
Quatorze projets de loi adoptés
Dressage du bilan de la session écoulée, le président du Conseil de la nation a évoqué plusieurs étapes importantes, notamment le discours prononcé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, devant les deux chambres du Parlement à la fin du mois de décembre dernier.
Un discours qui s’est distingué, selon lui, par «la clarté de sa vision» et sa capacité à conjuguer «réalisme politique et ambition réformatrice».
Au cours de cette législature, le Conseil de la nation a adopté 14 projets de loi et textes législatifs, parmi lesquels figure la loi criminalisant le colonialisme français en Algérie, ainsi que l’amendement constitutionnel visant à renforcer la cohérence des textes, actualiser les mécanismes constitutionnels et améliorer la performance des institutions.
Dans son intervention, Azouz Nasri a également évoqué plusieurs réalisations enregistrées par l’Algérie durant cette période, citant notamment le retrait du pays de la liste grise du Groupe d’action financière (Gafi).
Il a qualifié cette décision de «victoire diplomatique et économique», estimant qu’elle reflète les réformes engagées pour construire une économie fondée sur la transparence et l’efficacité.
Sur le plan international, le président du Conseil de la nation a salué le rôle de l’Algérie dans la défense de la paix et de la sécurité, ainsi que son soutien aux causes qu’elle considère comme justes, notamment palestinienne et sahraouie.
Il a également mis en avant l’élection du représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations unies, Amar Bendjama, à la présidence du Conseil économique et social de l’ONU (ECOSOC), considérant cette désignation comme une reconnaissance de la place de l’Algérie sur la scène internationale.
Appel à la mobilisation autour du projet national
Azouz Nasri a, par ailleurs, salué l’action des membres de l’Assemblée populaire nationale (APN) et de son ancien président Brahim Boughali durant la précédente législature.
Il s’est également félicité de l’élection du membre du Conseil de la nation, Fateh Boutbig, à la présidence du Parlement panafricain pour le mandat 2026-2029.
En conclusion de son allocution, le président du Conseil de la nation a appelé à «poursuivre la mobilisation de toutes les énergies nationales» et à unir les efforts autour du projet national porté par le président de la République, avec l’objectif de faire de l’Algérie une puissance économique émergente et un acteur influent aux niveaux régional et international.
R.N
