L’attaque aérienne menée par l’Entité sioniste dans la nuit de jeudi à vendredi contre plusieurs sites militaires et nucléaires iraniens, dont celui de Natanz, a provoqué une onde de choc diplomatique à travers le monde.
Tandis que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) confirme que des installations nucléaires ont été ciblées, de nombreuses capitales, du Maghreb au Moyen-Orient en passant par l’Europe et les États-Unis, appellent à la retenue et dénoncent une escalade aux conséquences imprévisibles.
L’Algérie a vivement réagi en condamnant «une agression dangereuse et injustifiable» contre la République islamique d’Iran. Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a dénoncé une violation manifeste du droit international et de la Charte des Nations Unies. Alger a appelé à une mobilisation internationale contre la «politique expansionniste de l’entité sioniste» qu’elle accuse de refuser le dialogue et d’alimenter un cycle de violence au détriment des droits du peuple palestinien et de la stabilité régionale.
La Turquie, par la voix du président Recep Tayyip Erdogan, a également levé le ton. Il a qualifié les frappes de «provocation flagrante» et accusé l’Entité sioniste d’entretenir volontairement le chaos au Moyen-Orient. Selon lui, ces attaques s’inscrivent dans une stratégie visant à détourner l’attention des «crimes perpétrés à Ghaza». Erdogan a appelé la communauté internationale à freiner les agissements de l’administration Netanyahu et a exprimé sa solidarité avec le peuple iranien, qualifié de «frère».
Le Qatar et l’Arabie Saoudite ont adopté une position similaire. Doha a condamné une «violation flagrante de la souveraineté iranienne» et dénoncé un «schéma de politiques agressives» qui entravent la paix. Riyad, de son côté, a exprimé sa «vive réprobation» des attaques sionistes, tout en exhortant le Conseil de sécurité à agir de toute urgence pour y mettre fin.
En Europe, la France a appelé «toutes les parties à la retenue», tout en réaffirmant le droit de l’Entité sioniste à se défendre. Du côté du Royaume-Uni, le chef de la diplomatie, David Lammy, a jugé la situation «dangereuse» et appelé à «désamorcer les tensions». Le Premier ministre Keir Starmer a renchéri, estimant que «l’escalade ne sert personne .
Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a évoqué une «action unilatérale» de l’entité sioniste et souligné l’urgence pour les alliés, notamment les États-Unis, de favoriser un retour au dialogue. Bien qu’il ait minimisé le risque d’une guerre nucléaire, il a reconnu la gravité de la situation et l’engagement de l’Alliance à contenir le conflit.
Aux États-Unis, les réactions ont été plus nuancées. Le président Donald Trump a déclaré qu’il espérait encore relancer les négociations nucléaires avec l’Iran, tout en affirmant sa volonté de «défendre l’Entité sioniste si nécessaire». Le secrétaire d’État Marco Rubio a, quant à lui, nié toute implication de Washington dans les frappes sionistes et a appelé Téhéran à ne pas viser les intérêts américains dans la région.
Cette opération militaire, à la portée symbolique et stratégique, révèle une fois de plus la fragilité des équilibres au Moyen-Orient. Tandis que certains dénoncent une nouvelle provocation sioniste, d’autres appellent à une réponse mesurée pour éviter que la région ne s’embrase. Dans l’immédiat, les appels à la désescalade dominent, mais les tensions demeurent palpables.
A.M.