Les autorités misent sur ces projets pour améliorer les débits, renforcer la connectivité et moderniser les services télécoms.
Le secteur des télécommunications en Algérie poursuit sa transformation technologique. Le ministre de la Poste et des Télécommunications, Sid Ali Zerrouki, a annoncé l’entrée en service du projet G5 LTE pour l’internet fixe au plus tard au début de l’année 2027.
Cette annonce intervient dans un contexte marqué par l’intensification des programmes de couverture mobile, l’extension du réseau de fibre optique et le renforcement des investissements dans les nouvelles technologies, notamment la 5G et les centres de données dédiés à l’intelligence artificielle.
Modernisation du réseau fixe
Selon un communiqué du ministère, Sid Ali Zerrouki a présidé une réunion consacrée au suivi du programme de modernisation du réseau cuivre et à sa conversion progressive vers la fibre optique. Cette opération s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale visant àaméliorer la qualité des services internet et à adapter les infrastructures aux besoins croissants des utilisateurs.
Le ministre a insisté sur la nécessité de respecter les délais fixés pour achever cette transition à l’horizon 2027. L’objectif affiché est de renforcer les capacités du réseau national et d’assurer une meilleure stabilité des connexions internet fixes à travers le territoire.
Dans ce cadre, le président-directeur général d’Algérie Télécom, Abdelghani Aït-Saïd, a présenté un exposé sur le projet de développement du réseau G4 LTE vers la technologie G5 LTE. À l’issue de cette présentation, le ministre a donné des instructions fermes afin que le projet soit opérationnel au début de l’année 2027 au plus tard.
Le futur réseau devrait permettre une amélioration significative des débits internet, une réduction du temps de latence et une meilleure qualité de connexion, répondant ainsi aux nouvelles exigences technologiques et aux usages numériques en constante évolution.
Pression sur les opérateurs
Par ailleurs, le ministre a indiqué, lors d’une séance au Conseil de la nation, que le programme national de couverture mobile de 1 400 zones est en phase d’achèvement. Un nouveau programme sera prochainement lancé afin de couvrir les localités encore non desservies.
Le responsable a rappelé que les trois opérateurs de téléphonie mobile sont tenus, conformément à leurs cahiers des charges, d’assurer une couverture de qualité dans toutes les zones comptant au moins 2 000 habitants. Les régions moins peuplées sont, quant à elles, prises en charge par le Fonds du service universel des communications électroniques.
Sid Ali Zerrouki a également souligné l’importance stratégique de la couverture des axes routiers, qu’il considère à la fois comme un levier économique, un facteur de cohésion sociale et un élément essentiel pour la sécurité des citoyens.
Plusieurs chiffres ont été avancés concernant certaines wilayas : à El Tarf, 35 stations ont été installées sur l’autoroute Est-Ouest, dont 8 nouvelles mises en service en 2025, ainsi que 14 stations destinées à couvrir 19 zones frontalières. À Mostaganem, le réseau compte 591 stations pour Mobilis, 564 pour Ooredoo et 536 pour Djezzy. ÀRelizane, 92 zones sont désormais couvertes grâce à 24 communes concernées par le programme.
Dans la wilaya d’El Bayadh, 3 grands axes routiers nationaux sont déjà couverts, tandis que plusieurs projets de fibre optique affichent des taux d’avancement compris entre 60 et 100%.
I. Khermane
