Cette «marche vers l’arme nucléaire par l’Iran menace la région, l’Europe et plus généralement la stabilité collective. Nous ne pouvons pas vivre dans un monde où l’Iran posséderait la bombe atomique», a mis en avant, vendredi, Emmanuel Macron, après les frappes de l’entité sioniste sur l’Iran. Et de révéler, après s’être entretenu toute la journée avec le président américain, le Premier ministre sioniste, les principaux dirigeants du Golfe, de l’Egypte et de Jordanie ainsi qu’européens, que la France participerait «aux opérations de protection et de défense» de l’entité sioniste en cas de «représailles» iraniennes, si elle est «en situation de le faire». En outre, Macron, qui s’est montré très virulent ces derniers mois contre la guerre que continue de mener le gouvernement israélien de Benjamin Netanyahu à Ghaza, ainsi que le blocus humanitaire de l’enclave palestinienne assiégé, s’est abstenu de condamner ses frappes en Iran. Deux poids, deux mesures. Or, «silence et ambiguïté ne sont plus possibles». D’autant que le nucléaire iranien n’en finit pas de mettre à nu le concept avec lequel les puissances occidentales – détentrices du savoir scientifique et technologique et partant, militaire – regardent le rapport de force qui doit régir les relations internationales. Et cela en faisant «fi» du droit international et la Charte de l’ONU censés gouverner ces dits rapports. En somme, le nucléaire est devenu «une chasse-gardée» des grandes puissances. D’autant que les Etats-Unis, à l’instar des grandes puissances – occidentales, il faut le préciser- se permettent ce qu’ils proscrivent de facto aux autres. Ainsi, la maxime «faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais» est, plus que jamais, de mise. Les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l’entité sioniste ont ainsi le droit de se défendre, y compris en créant des armes spatiales, à contrario, des autres pays, à l’instar de l’Iran, de la Corée du Nord, tenus de se conformer aux règles établies par ces «pseudo-maîtres du monde». Dès lors que ce sont ceux qui détiennent la puissance scientifique, technologique, militaire et économique qui disent la loi. La leur, bien sûr. L’Occident, qui réfute à l’Iran le droit de se défendre, trouve logique que l’entité sioniste attaque et détruise – et cela depuis plus de quarante ans- les installations nucléaires iraniennes. Donc, loin de s’émouvoir de ce dangereux précédent sioniste, Américains et Européens approuvent unanimement, comme le fait Macron et ses sbires de l’extrême-droite française. Un avis partagé par le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères. Antonio Tajani. «Face à la menace nucléaire, il ne peut y avoir aucune ambiguïté : l’Iran ne peut se doter de la bombe atomique», a-t-il déclaré lors d’une audition devant les commissions des affaires étrangères de la Chambre et du Sénat
Ainsi, pour l’Occident, l’entité sioniste a tous les droits de posséder l’arme atomique, ou d’attaquer ses voisins. Ce même Occident qui ferme les yeux sur le programme nucléaire de l’entité sioniste. Selon les rapports des experts, l’entité sioniste possède le sixième arsenal nucléaire au monde. Unique pays qui le contrôle de ses installations nucléaires militaires par l’AIEA, mais qui se permet, sous couvert des autres puissances, toutes les options de frappes contre l’Iran dont il reste toujours à démontrer ses intentions belliqueuses. A l’évidence, cette chasse gardée que l’Occident veut instaurer sur le nucléaire est inconcevable ! C’est toute la problématique.
Badis B.
